Du bout du monde jusqu’à BonaventureTemps de lecture 8 min

Étant maintenant au bout du monde, du moins en Gaspésie (voir article précédent), il est temps de descendre pour la baie des Chaleurs afin d’aller rencontrer Natacha et Gabriel. On va passer par Percé et faire des arrêts dans de petites boutiques pour du ravitaillement et arriver à notre spot dodo, qu’on a bien hâte de découvrir.

7 octobre – départ de Forillon

On part de Forillon, et on prend la 132, tout le temps. On ne pique pas à travers rien, pas de raccourci, juste la 132. 

Gaspésie Sauvage

Premier arrêt, dans le bois, sur le point de dire qu’on s’est royalement trompé de chemin. Mais non. Des produits du terroir. À voir l’endroit, je vous dis que c’est Bio, c’est certain. On a hâte d’acheter leurs produits. La proprio vient nous voir, après que son chien nous ait barré la route, pour nous dire que la boutique est fermée pour la saison. ( Ce n’était pas indiqué dans la revue Gaspésie Gourmande). 

Elle ne peut pas la réouvrir comme elle l’avait fait hier, elle est en processus d’abattage, prise dans des boyaux :). On la comprend, on rebrousse chemin.

Percé

Second arrêt, Percé. Déception majeure. Je crois qu’ils ont été frappé solide par la pandémie. Tous les stationnements sont payants. Le cachet pittoresque du village est parti. C’est un gros village touristique. Mais un 7 octobre, c’est mort… 

En plus, on ne voit totalement rien. On est dans un épais brouillard. C’est assez cocasse de savoir le rocher si près, mais de ne pas le voir.

Pit-Caribou

Troisième arrêt, l’Anse à Beaufils. Ça c’est le spot gagnant. Ça a changé depuis notre visite en 2016. Ils ont fait face à la pandémie eux aussi. Tout est aménagé à l’extérieur pour dégustation, et recevoir beaucoup de gens. On fait un super ravitaillement. 

Mais à l’extérieur c’est toujours la purée de pois.

La société secrète (in Gin we trust)

L’avant dernier stop est à la distillerie Société Secrète. C’est tellement beau ce qu’ils ont fait avec une église. Ils l’ont transformé en distillerie, et ils vendent du bon Gin Québécois. On peut même faire des photos à l’intérieur. Maudit que c’est le fun et que c’est facile quand ce n’est pas compliqué. Les gens sont tellement gentils. On fait encore des provisions. Je t’ai ramassé un Gin fait à partir de sirop d’érable, oui oui… Ça ressemble à du rhum, ma boisson favorite, mais ce n’en n’est pas. Admirable.

Entre les deux, un peu d’essence. Tiens, dans cette région, il est dix cents de plus cher qu’avant Forillon.

Café Chèvres Dansantes

Le dernier arrêt et spot dodo à Grande Rivière (c’est ici qu’en 2016, Louise avait fait tomber un panier de bleuets par terre au IGA, j’en rit encore). C’est un arrêt Terego. On a choisi cet arrêt parce que c’est un café. On arrive et maudit que c’est amical. C’est tellement simple. On veut manger, il n’y a plus de sandwich. Mathieu, le proprio nous dit d’aller le préparer dans notre van, et d’utiliser ses grilles. On jase de tout et de rien, même avec les locaux.

On nous dit que le timing est bon, parce que la masse de touristes est partie depuis un mois, donc les gens sont plus parlables, moins exaspérés par les stressés de la ville.

Il nous explique d’où vient le nom de son café, c’est trop bon. Ça a un lien avec les vieilles chèvres qui mangent des baies de café sauvages (https://cafecd.ca/pages/a-propos). Trop mignon.

Mathieu, le proprio, est super amical, ainsi que toute son équipe. C’est un arrêt Terego génial. Dommage que ce soit à un millier de kilomètres de la maison.

On a goûté au café Volcano, son gros vendeur, qu’on a adoré. Aaron nous a fait un moka, délicieux. Sans compter, qu’il est un artiste en Latté Art, et il a même pris de son temps pour me donner quelques trucs de Latté Art. Vraiment des gens adorables.

Tout ça en 150km. Pas pire!

Le froid se met pas mal de la partie là. On n’a plus le choix de penser à chauffer régulièrement.

8 octobre – Bonaventure en passant par Carleton

Quand on regarde la carte, ça ne fait pas de sens. Et c’est vrai. C’est juste une question de logistique. On veut aller au marché (à la Virée Trad), mais on ne pourra pas y aller le dimanche. Alors, on y va le samedi. On retournera sur nos pas à la fin.

Premier arrêt, Virée Trad. 

On ne veut pas assister à tous les évènements, on veut juste aller au marché, et encourager les bonne bouffe du terroir. On achète tellement de chose, c’est fou. Ce n’est pas ici qu’on économise. On rencontre le gars de Seabiosis, qui fait un pesto MALADE avec des algues (laminaires et main palmée). On a hâte de manger ça avec des pâtes fraiches.

Second arrêt, la microbrasserie Le Naufrageur

Nous sommes arrivés vers 12:15 à la Virée Trad, et on pensait sérieusement manger là-bas. il y avait un beau kiosque du Naufrageur et ils servaient de la bouffe. Mais comble de malheur, la file était tellement longue, que même les exposants rebroussaient chemin. Alors on a laissé la van dans le stationnement, et on a décidé d’y aller à pied. 

Arrivé, assez refroidi par le vent, quoi de mieux que des boules de morues, avec un bon gigantesque hamburger et deux Léonnes (Bières blanches, Bio). Tout était super bon. Le hamburger ne se mange pas sans dégât, 3 pains, et 2 boulettes, c’est assez épais. Attention, ce n’est pas écrasé comme chez McDo. 

Tant qu’à être, là, envoye ensuite à La Mie Véritable

Même proprios, mais le building d’à côté. Miam, ça sent bon, ça va être bon.

Le summum de cet endroit, c’est que c’est un spot Terego. Alors on a déjà réservé pour la nuit de lundi le 10 à mardi le 11 octobre. Alors, on va remanger du mosus de bon stock.

Troisième et dernier arrêt, la Brûlerie du Quai

Il parait que leur café est excellent. On en a acheté 3 saveurs différentes. De plus, on va sûrement revenir prendre un petit café au retour. À présent, on a du café des Chèvres, et de la Brulerie à boire. Dans au moins un mois on pourra donner nos commentaires. À suivre.

On quitte pour un petit repos sur une plage qu’on a spotté en allant à la brûlerie. On s’installe pour regarder la télévision en sirotant le café.

Maintenant qu’on a terminé notre traversée dans la Baie des Chaleurs, où on a froid, en passant, c’est l’heure de l’immersion Gaspésienne totale. On s’en va rejoindre nos amis Natacha et Gabriel pour quelques jours.

On a très hâte!

Laissez un commentaire