C’est la fête à Louise et un drapeau s’envoleTemps de lecture 3 min

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma douce. Elle est encore toute jeune.

Mais que s’est-il passé dans la dernière journée de ses 55 ans.

Méchante nuit.

Trop chaud, trop froid. Il faudra que je trouve une méthode pour réchauffer la place lorsqu’il fait chaud (-10 à -5) à l’extérieur. Parce que les méthodes connues, ne sont bonnes que pour près de -15.

On va aller chercher notre repas ce PM, et en attendant, bien on va encore faire des activités.

On se prépare pour aller marcher, on va laisser faire la vaisselle, mais non. Louise reçoit un appel de Gigi. Mr WhiteTown se déshabille, parce que ça risque d’être long. En fait Mr WhiteTown a eu le temps de faire la vaisselle de trois repas encore. Mais au moins ça en valait la peine. Louise a bien rit, et elle était heureuse.

On part ensuite pour faire le sentier du Gouffre de nouveau. Cette fois-ci, sans raquettes. Il fait chaud à l’extérieur (-2). ll y a plus de vie dans le bois, c’est beau. C’est fou ce que la forêt nous procure. C’est indescriptible. Je ne suis pas un gars de bois, je suis un gars de ville. J’ai toujours voulu avoir une maison à Montréal. Que ce soit au tout début de Griffintown, près de l’Hôpital Notre-Dame, Ile Des Soeurs. Mais depuis que j’ai débuté à passer du temps en fôret (Sutton), j’ai besoin de la nature. Est-ce notre mémoire ADN? Les oiseaux, les pistes d’animaux, de gros lièvres. Mingo les trace toutes.

De retour, on s’en va en ville. Première destination, Microbrasserie Charlevoix encore. Le gars est super gentil. Ou il sait que c’est la fête à Louise, ou c’est une exception. Il lui demande ce qu’on fait, ce qu’on a fait, tsé, intéressé. Nous ne sommes pas alcooliques, mais je sens que ça fait partie des plans de retraite de Louise. On a acheté 24 bières en 4 jours. Faites votre calcul sur un an.

Second arrêt, on va aller faire un tour sur le bord de l’eau. Tiens, il y a un quai. On y va.

Quand j’entends dire que Charlevoix n’est PAS Vanlife Friendly, ben c’est le cas. L’autre jour à l’hôtel (dans le top 150, on sait) stationnement INTERDIT. Faut demander la permission. Ben là, sur le quai, INTERDIT. C’est douteux, on voit interdît entre 23 et 7, mais ailleurs, on voit la même affiche, sans les heures. On y va pareil. Il vente à écorner les boeufs. On dirait qu’il fait froid, les gens sont tous emmitouflés, et ils ne restent pas longtemps. On s’habille. Louise ouvre la porte pour sortir, et elle est propulsée à l’extérieur. Elle se tenait sur la porte, mais la porte a décidé qu’elle ouvrait. Le visage de Louise valait de l’or. Se faire propulser dans les airs, et faire le drapeau, dommage que ce n’était pas filmé. Elle s’excuse, la pauvre. Elle a bien beau s’excuser, mais ce n’est tout de même pas de sa faute.

On va au bout du quai. c’est incroyable. En plus d’être glacial, c’est venteux. Elle fait encore le drapeau sur les luminaires. C’est pire qu’au sommet de la Chouenne. Louise me dit qu’elle aurait aimé avoir un anémomètre. Finalement ce n’était qu’une blague, pour se moquer un peu de moi.

On revient au véhicule de peine et misère. On se réchauffe un peu, et dernière destination, la fondue, Ah La Vache. Le plus difficile, se trouver un stationnement. J’entre dans le resto, je sais qu’il y a une surprise pour Louise. Caro a concocté quelque chose pour elle. Le monsieur est ultra gentil. C’est un Suisse, pas un Français. Il s’inquiète de notre four, en van, il me donne les instructions, même avec humour, et me tend la machine pour payer. AUCUN POURBOIRE. Pour lui, son pourboire, c’est de revoir ses clients. Il m’épate. Dans la même journée, nous rencontrons deux superbes personnes. Ça rehausse la moyenne.

De retour dans le van, Louise voit des fleurs, elle est toute excitée fébrile. Elle est heureuse, chanceuse d’avoir une famille aussi attentionnée. Honnêtement, elle capote, pour une bonne heure.

Après la sieste, il le faut, on ouvre le champagne. Nous étions supposés le boire à notre anniversaire de mariage, mais finalement, on l’a trainé jusqu’à son anniversaire à elle. C’est trop bon.

Elle prépare la fondue, elle la pimp un peu, avec de trucs qu’elle a acheté lors de notre séjour. Il faut que le look soit parfait. Une photo Instagram de van.

Ça sent bon dans le van, ça sent les fleurs, ça sent la miche de pain. En fait, ce que ça sent dans Dechinta, c’est le bonheur.

On mange cette superbe fondue. C’est décadent. Ceux qui n’ont pas de vésicule biliaire, je leur suggère de s’en abstenir. C’est merveilleux. Nous sommes repus, un peu ivre de champagne, mais heureux.

Moi aussi je suis chanceux. Je suis tellement privilégié de l’avoir dans ma vie, d’avoir sa famille qui l’entoure, et ses adorables filles.

Quoi désirer de plus……………..

 

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