Out la tuque à Terre-NeuveTemps de lecture 41 min

On entame maintenant notre sixième semaine. Les icebergs fondent à vue d’oeil. Le froid est cependant encore persistant.

24 juin, la St-Jean à la chaleur.

Après une nuit à Elliston, on revient à Bonavista. On devrait coucher dans le parc Provincial Dungeons. On décide de ne pas aller revoir les macareux ce matin, ce qui s’avère être une erreur. On nous a raconté qu’ils étaient à quelques mètres des gens. Bon…. 

On aimerait bien prendre une douche ce matin. On reprend la méthode éprouvée, on va au Ultramar, s’assurer qu’il y a de l’eau et parfait, on a un plan. Il y a des frais de 5.00, mais tellement pas grave.

Prochaine étape, le parc Dungeons pour voir les emplacements dodo, pour visiter le parc, et pour finalement se rendre à Spillars Cove. Tous les emplacements dodo sont déjà pris. Il commence à y avoir du monde. Les “visiteurs” sont différents. Ce sont plus des vacanciers maintenant, que des explorateurs. 

On fait un arrêt de 5 minutes au Dungeons, et on poursuit. La route est très mauvaise. Ça se fait très bien, mais il faut y aller doucement. Je n’irais pas là en Civic abaissée, disons.

Arrivée à Spillars Cove, je cherche le stationnement. Je m’aventure un peu trop loin. Le stationnement n’est pas indiqué, mais à moins que tu aies un 4X4 assez haut, tu ne t’y aventures pas. Finalement, le stationnement était juste un peu avant.

On part pour la rando. Il commence à faire réellement chaud. Mais beaucoup plus qu’à l’habitude. Il devrait faire 19 aujourd’hui. Le sentier que nous décidons de faire se nomme la boucle de Spillars Cove. Un petit fait intéressant, Peter Pan a été filmé à cet endroit. C’est très beau, très haut. Si tu tombes, tes héritiers penseront que tu étais un peu con de t’aventurer si près de la falaise. Par contre, il y a plein de “terriers” de macareux. Ils sont très très près. Ils sont tellement beaux. Finalement on les a nos macareux. 

Beau sentier, pas très bien balisé, mais je recommande l’application All Trails. Elle te permet de sortir un peu des sentiers et d’y revenir facilement.

On a réellement très chaud. C’est vraiment une première. Lorsqu’on arrive près de crevasses, on s’y attarde pour avoir de l’air frais. On est heureux de cette chaleur.

On poursuit la rando, et les gens arrivent de plus en plus. Nous, nous avons terminé. On retourne au van, tout en examinant les véhicules qui se sont rendus plus loin que nous. Juste des gens d’ici. Nous sommes trempés de chaleur. La douche sera bonne.

On descend au garage, douche, ahhhhh, vidange, et remplissage. Une autre première, la porte coulissante est ouverte, tout le long de la douche. On est dans un autre univers là.

Les places sont prises au Dungeons, on retourne au parc John Cabot. Ben, une belle gang de québécois ont dépiné leurs roulottes Alto, et ils sont partis en auto. Voilà une différence avant et après. On revoit nos québécois “j’ai l’dwa”, ce qu’on n’avait pas vu dans les 5 dernières semaines. Quelqu’un peut m’expliquer? Je me demande si nous avons une réputation enviable comme les Chinois.

Mais il fait beau, les fenêtres sont ouvertes ainsi que la porte coulissante. Ca fait tellement de bien. On est reposé, notre corps est “au neutre”, pas crispé. Passé la journée en t-shirt et nu pied. La première fois depuis l’été dernier. Ça fait du bien. On adore.

On couche même les fenêtres ouvertes…

25 juin, pluie et musées à Bonavista

Aujourd’hui nous savions qu’il y aurait de la pluie. Les météorologues sont des devins, il ne faut pas l’oublier. Après avoir pris notre temps, et publié le blog, on va se faire un premier musée. C’est le Matthew Legacy, soit l’histoire de John Cabot (Giovanni Caboto) lors de son arrivée en 1497 à Bonavista. Il y a une réplique de son navire, Matthew (nommé en hommage à sa femme Mattea) à visiter. C’est une caravelle.

Honnêtement, je n’aurais jamais pris la mer avec ça. Il n’y avait que 3 cabines qui n’étaient pas dédiées aux marins. Eux, ils couchaient par terre, où ils le pouvaient. Aucun chauffage à bord (on sait qu’il fait froid à Terre-Neuve), ça devait donc être pénible. La réplique est maintenant en permanence à l’intérieur, car, exposée aux intempéries, elle devenait de plus en plus endommagée. Monter dans ce bateau, qui a déjà vogué (pas très loin de Bonavista), ben je me sentais comme un ti-gars avec son plus beau jouet. J’ai toujours adoré les voiliers.

Prochain arrêt, Ryan Premises, de parc Canada. C’est un centre d’interprétation, musée, magasin, à propos de l’histoire de la pêche à Terre Neuve, et de monsieur Ryan, homme d’affaires anglais qui a su TRÈS bien en profiter. J’ai posé une question toute simple à l’accueil : Était-il gentil monsieur Ryan? On ne m’a pas répondu. On connaît alors la réponse. 

On voit que la pêche à la Morue au Québec n’avait pas l’envergure de ce que c’était à TN. Ici, c’était leur vie, à toute la province. On voit que la résilience des Terre-neuviens remonte à très LOIN. 

Le tout est très intéressant, mais c’est très long. Le Bonavista Museum est chouette. Tellement de choses qui datent du 19ième et début 20ième siècle. Ce n’était pas facile, mais les gens étaient réellement débrouillards à l’époque.

Lors du dernier arrêt des Ryan Premises, le magasin général. On voit une marque de savon que Louise a beaucoup aimé. Elle avait remarqué le produit lorsque nous étions au Bonavista Social Club. La marque en question se nomme East Coast Glow. On regarde sur internet pour savoir à quel endroit se situe leur boutique. Ce n’est pas parce que je ne veux pas encourager Parcs Canada, mais j’aimerais mieux encourager ECG directement. Je prends l’adresse et je l’entre dans Google. Ben mosus, comme pour le café à Deer Lake, c’est à côté. Sauf que là, c’est à 1.2km, donc à pied. On y va de ce pas.

Ça sent bon, Louise fait des achats, et avant de partir, on demande où nous pourrions prendre une bière. La gentille demoiselle nous donne quelques bonnes adresses, et on y va. Tout se fait pas mal à pied à Bonavista, mais le ciel est noir, pas gris, NOIR et le vent se lève. On coure jusqu’à la van, et juste à temps, un petit peu de pluie seulement. On pensait bien être trempé.

On se rend alors à la Dungeons Distillery. C’est mignon, plein de place de stationnement. C’est une reconstruction d’un ancien hangar de marchandise (juste à coté de la gare). Le building original avait été soufflé par l’ouragan Igor. On rencontre le patron. Ce qui est le fun, c’est qu’on reprend plus contact avec les locaux dans les commerces. Il y a beaucoup de touristes dans la ville, mais même si c’est dimanche, il n’y a pas un chat ici. C’est triste pour son commerce. On lui offre d’être Terego et Vanlife Friendly, il accepte. En plus, il connaissait déjà le principe, il a travaillé avec le proprio de Bumblebee Brewery.

Très bonne bouffe, super gentil, on est super contents de l’avoir rencontré. Après ce bon repas, on retourne à la Statue de John Cabot.

On arrive en haut, mais c’est le foutoir total. En montant je voyais des campeurs et autres motorisés redescendre. Pas bon signe ça. Jadis, à l’endroit où nous étions 3 véhicules, nous sommes maintenant une dizaine. Et les foutus québécois à roulottes, ont laissé encore leurs roulottes sur place. Ce qui fait que les 7 autres vans sont toutes collées, mais eux, ils ont de la place. Il est 20:00, il pleut, je n’ai pas envie de chercher. Je me stationne le tout premier à l’avant, un peu trop collé sur le précédent à mon goût, mais je n’ai pas réellement le choix. Je m’excuserai demain.

26 juin, Skerwink et Trinity East

On part tôt le matin. Nous sommes les seconds à quitter, le premier étant un Allemand. Ils sont froids les Allemands; c’est particulier, pas bête, mais froid. Juste au moment qu’il s’apprête à quitter, je l’arrête, et je lui demande s’il parle anglais, froidement, il me répond oui. Je lui dit de se méfier, et de faire le plein de son diesel dès qu’il est à la moitié, qu’il n’y en a pas dans toutes les stations, et qu’en plus, les livraisons tardent parfois. Tiens, il change d’air réellement, tout souriant, tout amical, peut-être parce qu’au lieu de lui demander d’où il venait, etc, je lui apportais quelque chose d’utile. Mais je mourrais d’envie de savoir d’où il venait et où il allait.

Après un dernier arrêt au Foodland, direction Skerwink. Il fait beau, même un peu chaud (on ne parle pas de 26 ici, mais d’environ 10). Il paraît que ce sentier est l’un des 35 plus beau au Canada. On y va. Il est à peine 10 heures et le stationnement est plein. On peut se mettre sur la rue, et je remarque plusieurs autres endroits autorisés pour se stationner.

On fait la trail. Ok, c’est beau, mais de là à dire que c’est un des 35 plus beau, pas sûr. Je ne connais pas les critères de la personne qui a écrit ça, ni même pourquoi le chiffre 35.

Avant d’aller rencontrer les gens qui nous ont invité à demeurer chez eux à Trinity East, on parcoure la communauté et trouve un bel endroit pour le lunch.

Il est toujours trop tôt pour rencontrer nos hôtes, on se tape alors une petite ride à Trinity. C’est super beau, c’est un village historique. Ça se marche à pied. On rencontre notre voisin de ce matin, celui-là même à qui je voulais m’excuser. J’en profite. Ils ne sont que deux semaines à Terre-Neuve. On jase un peu. Je ne sais pas ce que j’aurais fait n’être ici que deux semaines. 

Après la chocolaterie, on retourne à la van, tranquillement, et on repart.

Retour à Trinity East, pour rencontrer les gens. Ce sont des Québécois, François et Julie, qui ont déménagé à Terre-Neuve il y a 10 ans. 

Ils possèdent un Border Collie adorable, c’est justement lui qui nous accueille avec la voiture.

Ils ont “retapé” une maison datant de la fin des années 1800. Ils ont créé une oeuvre d’art. La visite qu’ils nous font faire est digne d’un musée. C’est tout simplement sublime. Julie nous montre des photos avant-après.

Tout simplement inimaginable le travail accompli. Ce sont de réels artistes. Ils ont gardé intégralement le cachet de la maison. Ils ont encadrés les couches de papiers peints d’antan. C’est d’une beauté. En même temps, un rappel de ce qu’était la maison, jadis.

On jase à l’extérieur, sur le balcon, parce qu’on est bien à l’extérieur. Ils font directement face à la mer, avec une autre partie de terrain, sur la plage SVP. 

Fait cocasse, vous savez les chaises rouges de Parcs Canada, celles de chez Costo, hyper lourdes, bien les grises que vous voyez sur la photo, elles se déplacent sur le balcon, dû à la force des vents. Ils doivent les attacher. J’en ai une autre aussi bonne. Les pots de fleurs, sont vissés dans le balcon, sinon ils se retrouvent par terre. Ils ont même déjà récupéré leur BBQ, incluant la bonbonne de propane, chez le voisin. Les vents sont assez violents à Terre-neuve.

Après un petit apéro, direction le resto, qui est juste à côté. Mais réellement, c’est le voisin. C’est le Brightside Bistro.

On va souper là, mais je vous dis, C’EST UN MUST. C’est bon, mais incroyable. Nous avons tous mangé des choses différentes, et tout le monde a grandement apprécié. Honnêtement c’est le MEILLEUR, et de loin, des restaurants où nous nous sommes arrêtés. On en fait part au proprio. Un autre endroit qui risque de devenir Terego. J’attends son enregistrement.

À la fin du repas, il est encore tôt (les restos ferment pas mal plus tôt ici), et en hautes latitudes, et il fait clair plus longtemps (mais ça je l’avais déjà mentionné), on part marcher avec Léo (le chien). Ce chien est une vedette dans le coin. Il va marcher avec des gens, il va voir les voisins, il va s’assurer que tout est bien, il va même faire les sentiers avec des étrangers. Sur le sentier, on rencontre une amie de Léo (autre chien). Bien elle vient marcher avec nous. C’est tellement bizarre, nous sommes vraiment des “townies” (citadins), la vie rurale, on ne connaît pas ça. Julie envoie un texto à la proprio du chien, pour ne pas qu’elle s’inquiète. Elle vient avec nous, elle suit Léo, et au retour elle retourne chez elle en nous regardant d’un air triste, ou en nous souhaitant bonne nuit, qui sait.

On retourne jaser un peu dehors, mais le froid commence à nous envahir. Il est temps de rentrer et de se mettre au lit. On va dormir dans leur stationnement. Dormir à la plage sera pour demain.

27 juin, coup de soleil à Port Rexton

Aujourd’hui Julie et François nous amènent dans un endroit connu des locaux seulement. C’est un endroit impraticable avec Dechinta. 

Gravier, trous, pentes abruptes, falaises, finalement ça prend un 4X4 assez haut pour s’y rendre. Ils ont un jeep, c’est parfait.

Le spot est super beau. On va tout simplement faire un petit pique-nique, et surveiller les baleines. Ils sont super généreux de nous montrer ce magnifique endroit. On se rend au pied d’une anse, à l’abri du vent, car, bien sûr, nous avons encore nos tuques. Il a fait chaud le 24 juin, et il devrait faire chaud dans quelques jours, ou semaines, qui sait. 

Pour y arriver, il y a quelques roches glissantes. Quand tu n’as pas envie de te ramasser à l’eau, tu t’assures d’avoir un bon pied solide. C’est un peu stressant, car il y a peu d’endroit pour s’y rendre. C’est parfait.

On observe les baleines, et oui oui, on en voit, dont une très très près. C’est le fun, mais mon enthousiasme est toujours un peu dérangé par la marée. Nous n’avons pas de réseau et à l’endroit où nous sommes, pas moyen de voir les tables de marées. Il n’y a qu’un seul passage pour retourner où nous étions. Les endroits secs sur les roches donnent une bonne prise. Mais dès qu’il y a un peu d’eau, c’est terminé, aucune prise possible. Avant même qu’on ait pu déterminer si la marée monte ou descend, on prend la décision de se sortir de là.

Par chance… Nous n’aurions pas aimé lire ceci dans les journaux : “Deux touristes et deux habitants de Terre-Neuve se sont faits prendre par la marée et ont dû être héliportés. Nous avons entamé les recherches pour trouver un des aventuriers disparus en mer”.

On mange notre petit lunch, en scrutant l’horizon pour voir d’autres baleines. Rien… 

De retour à l’auto, on se tape une marche d’environ 8km, et on ne voit pas plus de baleines.

Mais depuis ce matin, nous voyons quelque chose de réellement inusité, le soleil. Il fait soleil depuis le tout début de la journée. On a le visage un peu rougi, hé ben…. 

Avant de retourner à la maison, un petit arrêt dans une autre Micro-Brasserie, la Port Rexton Brewery. Super comme endroit, et ils ont beaucoup de succès. Finalement, les micros brasseries ont toujours beaucoup de succès.

De retour à la maison, François me donne un sacré coup de main pour modifier le pied de la table Lagun (en fait, il a tout fait). J’avais un pied de table trop long, et un autre trop court. Une chance que François a de bons outils et est un excellent bricoleur. Le travail sera terminé dans les 30 minutes, au lieu de 3 heures ou plus que ça m’aurait pris, j’en suis pas mal certain. Et le résultat final est parfait.

Pour terminer la soirée, après un peu de ballon avec Léo, ils nous invitent à souper. Là, j’ai découvert ce qui nous manque en van : des repas préparés, des accompagnements, des choses plus raffinées, de grandes tables pleine de bouffe. En van, on tente souvent de ne pas trop en faire, rester simple, ne pas avoir trop de restes, mais là nous sommes reçus en rois. Au menu il y aura tourtière, salade de betteraves, carottes (que nous n’avons pas mangé depuis 6 semaines, et du bon brocoli).

Je me rends compte que nous n’avons aucune photo de tout ce merveilleux repas. J’en ai de mon bricolage, mais pas du repas. Un peu déçu… Mais mes yeux et mes papilles s’en souviendront longtemps. C’était tellement bon.

Ils sont de merveilleux hôtes, dans une merveilleuse île. Nous sommes réellement chanceux d’être ainsi invités. 

It is what it is, I suppose.

Dernier petit point important. En avant de nous, il y a un bateau qui ramasse la glace de iceberg pour l’eau qui servira à faire de la bière ou de la vodka. Il y a même un gardien, jour et nuit.

28 juin, iceberg, baleines à Trinity

Aujourd’hui on retourne en bateau, pour voir les baleines. L’expédition est fortement recommandée par François. On part tout de même tôt, malgré que notre heure de départ est à 13:00 seulement.

On se rend à Trinity, chez Sea of Whales. En passant, c’est le partner de Bob, de Discovery Sea Adventure Tours. On s’installe dans leur stationnement dans l’attente de notre tour. On a du temps à tuer. J’en profite pour répondre à des courriels, travailler sur les photos. Et ensuite bouffer.

L’heure de l’expédition arrive, on y va. C’est un équipage hétéroclite. Nous étions 11 sur le bateau, ce qui est beaucoup. Les gens provenaient des USA, de l’Inde et du Canada. Ils veulent voir des icebergs, nous, on veut voir des baleines. Le capitaine, Chris, est très volubile. Il parle sans arrêt et explique une foule de chose. Malheureusement, je voulais être en avant, j’ai tout en premier, sauf les explications. Pas grave.

It is what it is, nothing you can do about it, nobody will notice it.

Ça crie “iceberg”, on ne se tourne pas, on scrute l’horizon pour les baleines. Le but, voir les baleines à bosses.

L’expédition de Chris est tout de même géniale, il nous amène à deux icebergs, beaucoup plus petit que ce que nous avons l’habitude de voir, il nous montre des aigles, un couple en fait. Mais pas de baleines. 

Tout près du moment du retour, il va voir un voilier, au large de New Bonaventure. Le skipper mentionne qu’il a vu des baleines, il y a environ une heure. On va dans cette direction. Les baleines ne se sont pas fait attendre très longtemps. Un beau rorqual avec son petit. Tout juste à côté de nous. C’est une grosse baleine, plus grosse que celles vues à St-Siméon l’an dernier. 

Là tout le monde est content. Même Chris respire un peu plus. Il avait promis des icebergs et des whales, il a tenu promesse.

En bonus, au retour, un monstre dans le ciel. Un Pygargue Empereur (Stellar Sea Eagle from Russia). C’est gros et c’est rare. Il était assez excité de cette trouvaille.

De retour, on va se stationner près du parc. Sieste, toilette et souper termine la journée à Trinity. On retourne à Trinity East. On va voir si François y est, sans trop faire de bruit, personne. On voit Léo apparaître avec François, et on va faire une dernière marche avant le brouillard.

29 juin, respect à Dildo

Voilà c’est un départ. On reprend la route après avoir dit au revoir à nos superbes hôtes. On ne reverra plus jamais cette maison, elle est vendue.

Nos prochaines destinations sont sélectionnées en fonction de nos besoins : vidange des eaux, douche, remplissage, épicerie, repas.

On se rend à Clarenville. Les gens nomment cette ville et les villes semblables, une ville de Services. Il y a de tout. On commence par l’épicerie. On va chez No Frills. Si tu veux des légumes frais et du choix, c’est la place à aller, oubliez Sobeys, Foodland. Louise capote, et elle achète plein de choses que nous n’avons pas mangées depuis un bout. Même pas besoin d’aller chez Sobeys pour compléter. Nous avons tout.

Prochain arrêt, le Shell Co-Op près du Canadian Tire. C’est le seul avec vidange. Le remplissage d’eau est gratuit, mais la vidange est 5 dollars. Il fait très chaud (23), on a besoin d’une douche, vidange, remplissage. Après ça, j’aurais encore besoin d’une douche, mais bon. On repart pour la destination finale : Dildo.

Moi qui m’attendais à voir une autre belle communauté, avec des maisons typiques, non. On se rend à la Micro-Brasserie Dildo. On se sent comme si nous étions à Magog. On nous donne un numéro pour qu’on nous assigne une place. Il y a beaucoup de touristes. Il y a encore plus de monde qu’à Twillingate dans ce resto. Mais pas de van, hmmmm.

Peu de sortes de bière, mais celles qu’on prend sont bonnes. La bouffe est bonne, correct, pizza aux fruits de mer et une frite. On voulait une place dehors, c’était impossible. Même si, à peine 5 minutes assis, une table se libère sur la terrasse. On oublie la qualité, on y va avec la quantité.

Petit repas terminé, on va au spot dodo. On y va tôt, car on n’a aucune idée à quoi s’attendre. C’est tellement touristique, que le spot est sûrement déjà plein. On voit même un campeur qui revient. Ce n’est pas bon signe.

Finalement, spot sublime sur la plage. Quelques trous pour y accéder, mais ce serait pareil au Québec. Nous sommes les premiers, peu de temps après il y aura un campeur, et finalement une Dodge caravane avec un kit genre Roadloft. C’est cool. 

Louise se déchausse tranquillement, on est maintenant en sandales, et on se risque à mettre les pieds dans l’eau glacée.

Pour tuer le temps, Louise a créé une mosaïque. Je me demande si elle est encore sur place.

On appréhende les 4 roues, car nous sommes tout près de leur piste.

Finalement, la majorité sont vieux, et les seuls qui sont restés après 22:00 n’ont pas fait de bruit. Ils se sont même éloignés des véhicules pour faire un feu sur la plage. Tiens, le sens du respect est important pour eux. C’est qui les Newfie déjà?

30 juin – Heart’s Content

Belle nuit calme. Nous n’avons même pas entendu les jeunes quitter. Leur devise est assurément vivre dans le respect, et non de vivre et laisser vivre. 

On repart aujourd’hui pour Heart’s Content. Une petite communauté plus au Nord. On devrait atteindre la pointe de la péninsule demain. Il y a un RV Park GRATUIT avec de l’eau. Ben là, c’est fort. C’est dans ce village qu’est arrivé la première ligne de communication venant de l’Europe. Il y a un musée à visiter, on y va demain.

On monte au phare, car le sentier qu’on veut faire, débute là.

C’est le Trinity South D’Iberville Trail (on reconnaît quelqu’un là dedans). On s’installe, et on y va. On a même déjà notre spot pour la nuit. On peut y rester. Ce n’est absolument pas touristique. On dirait que les gens se sont arrêtés à Dildo et repartis. Ce qu’un nom peut faire…

Le sentier est de 10km. Il fait très chaud encore (18). Nous ne sommes pas habitués. On va se faire un petit pique-nique au plus haut sommet et revenir. On part, c’est un beau sentier, peu balisé, mais impossible de se tromper. C’est en forêt, et ensuite en clairière. Il y a beaucoup de moustiques et de petites mouche noires. Nous devons faire un arrêt pour s’asperger (le mot est faible) d’Off.

Belle ballade, aucun animal, mais beaucoup de pistes. On retourne et c’est le temps d’une douche. Nous sommes trempés.

Ayant vu de l’eau ce matin au RV Park (il faut toujours l’essayer aussi avant de conclure qu’il y a de l’eau) on peut aller à la douche et relaxer. On pourra remplir demain matin.

La journée se termine comme ça. Nous sommes seuls au spot dodo, tout juste à côté d’un beau phare (aucune corne de brume, par chance).

6 semaines de complétées

Nous voilà rendus près de la fin. Il ne reste que 2 semaines. La chaleur est arrivée, on passe beaucoup plus de temps à l’extérieur, c’est génial, ça fait du bien. Nos amis rencontrés au début du voyage sont tous partis. Même plusieurs rencontrés en cours de route aussi.

On continue notre route, qui nous amène à St-John dans une semaine.

Out les tuques…

Ciao,

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