Semaine de rêve au Parc du BicTemps de lecture 28 min

On vient passer 10 jours au Bic. Un endroit fabuleux qu’on a découvert à l’hiver 2021 seulement. On avait hâte de revenir, pour voir ce paysage sans neige, et voir ses phoques. C’est ici qu’on a pris la décision de magasiner la Vanlife, de vivre une vie de nomade et d’explorer. Est-ce que le Bic nous marquera autant la seconde fois que la première? Au moment d’écrire ces lignes je ne sais pas. 

Le blog portera sur nos 10 jours d’activités au paradis, entre mer et montagnes.

Carte des sentiers et des endroits, pour se repérer.

18 Septembre – Arrivée parc du Bic

En attendant, on fait rien, quoique, on va à la ferme Rioux, sur le bord de la plage, à la Baie des Cochons, voir notre futur spot, les toilettes, on essaie de tout voir, finalement.  Notre spot n’est pas libre. Mine de rien, à se promener comme ça, on a fait 10 km. 

Un peu plus tard, on a notre spot, coooool.

On a acheté du bois, on se fait un beau feu. Il n’y a pas trop de monde, c’est super.

19 septembre – Nos premiers phoques

On décide de commencer nos marches au Bic. On va faire le sentier de la Pinède. Il y a deux points de vue intéressants en haut. 

Avant d’y aller, on va voir s’il n’y a pas de phoques à la ferme Rioux. Yes… Nos premiers phoques. Ça gueule, ça se chicane, c’est trop drôle. 

La qualité du film n’est pas la meilleure, car les phoques sont très loins et il y a beaucoup de vent sur le bord de l’eau.

On commence le sentier et on voit une perdrix, juste comme ça. Hé ben.

Un moment donné, on voit des bouts de branches qui tombent du ciel. Pis encore, encore. Ben, c’est un écureuil qui coupe des bouts de sapinage pour ses provisions hivernales. C’est trop kiouououte. On ne veut pas le déranger, c’est sa survie, son garde manger.

Après la marche de 8.6km, on se tape une bonne ride à vélo pour aller voir les phoques à la Pointe aux Allumettes, et au Cap Caribou. On en voit encore, c’est vraiment hot, mais j’ai des problèmes avec mon objectif. Je crois que je devrai le faire réparer. Pas grave, j’ai une couple de bonnes photos.

C’est trop nice. On voit même des renards prêt des sanitaires! Ils n’ont pas peur pantoute.

Le soir, on se rend à la Baie des Haha pour une tonne de photos de couchers de soleil.

Belle petite randonnée de 8,6km, et en tout, avec les autres fouinage, 13.5km en montagne, fôret, sans compter le 10km à vélo, c’est tellement magique.

20 septembre – La fourche à Louison

Aujourd’hui, on s’attaque à une autre sentier déjà fait, le Scoggan. On doit aller à la fourche à Louison de nouveau. Beaucoup de gens visitent sa fourche. 

C’est tellement différent de l’hiver. On se souvient de plusieurs endroits, des travaux (jamais terminés) et de la beauté. Ce qui est intéressant, c’est qu’il ne fait pas -30 et que le vent vient de la direction opposée à l’anse. Il va faire chaud quoi. C’est beau. Un beau petit 11km dans le bois, avec encore des perdrix pas farouches pantoute.

Il y a toujours des phoques.

Trop drôle, le renard d’hier, nous arrive juste devant nous. Lui, il chasse. Il n’en a rien à faire des touristes en vélo. Envoye, décrisse.

On voit maintenant des chevreuils prêt des sanitaires! Eux non plus, ils n’ont pas peur pantoute.

On se fait un bon feu, il fait très froid et on attend des nouvelles de l’opération de la maman de Louise.

21 septembre – La virée en ville

On a décidé de ne pas faire de marche aujourd’hui, mais de faire du vélo. On fait le sentier de la grève, le chemin du nord. C’est une belle grande ride. C’est beau de pouvoir couvrir autant de terrain. Nous avions dû marcher tout ça la dernière fois.

Au retour on arrête à la ferme Rioux, où un naturaliste (Christophe) donne une petite conférence sur les phoques. En fait, c’est long, mais c’est super intéressant. On en apprend beaucoup. Par exemple, quelque chose de super important, les phoques vont sur les roches, chaque année, pour muer. Leurs poils partent au vent, ils deviennent moins efficace après tant de mois dans l’eau. Les phoques qu’on voit présentement sont les derniers à muer. Des retardataires. Bientôt, on n’en verra plus. Mais on est chanceux, on en voit à chaque jour.

Après ça, on change de terrain, on aura de l’électricité pour 2 jours. Demain il annonce de la pluie, ça tombe bien.

Tant qu’à bouger, tout aussi bien aller à Rimouski. Les vis du loquet du tiroir à casserole sont trop courtes, l’ajustement du banc pivotant du passager se déserre et je dois changer l’antenne du Weboost (un article viendra à ce sujet) de place. Tout aussi bien en profiter pour aller faire des provisions, aller mettre de l’essence, aller au Canadian Tire et Canac. Et pourquoi pas faire la vidange des eaux et le plein? Ça en fait, mais c’est juste une activité.

Pendant notre vidange, on rencontre nos voisins de terrains, il a une grosse Allstream, et il veut plus petit. Il veut visiter notre van, et ce qui le frappe ce n’est pas que c’est compact, c’est la marche pour monter dans le lit. Il ne peut pas c’est certain. Ils sont supers gentils, et Louise connait sa femme. C’est l’auteur d’un livre de navigation, que Louise a lu il y a très longtemps. Les  carnets du Mouton Noir.

Eux, ils sont au Québec pour leurs vacances. Ils demeurent maintenant au Costa Rica 8-o.

22 septembre – On réserve une superbe activité

Il pleut mais pas tant que ça finalement. On n’avait pas prévu le coup, mais on passe des heures à regarder les maudits reels sur Facebook. Maudit qu’on en perd du temps là dessus.

En après midi le soleil sort et on fait du vélo. On décide de se rendre à l’accueil et d’aller réserver une belle activité de kayak de mer pour dimanche. On a bien hâte. Encore des phoques.

23 septembre – Une sortie difficile

On va faire le sentier de l’Orignal par la grève. Pour faire ce sentier, il faut absolument une marée basse. Et c’est recommandée de partir 1 heure avant la marée basse. C’est une grande marée basse. 

On part à l’heure de la marée. C’est génial, on marche partout où on ne marche jamais. On voit un passage vers une ile qu’on n’avait jamais imaginé. Il y a très peu de boue, c’est du sable.

On traverse du côté nord, et là on arrive là où nous avions été bloqué en 2021.

On commence la traverse. Ça n’a pas d’allure. On ne peut pas aller sur le bord. il faut escalader. C’est intense. On se demande si on aura le temps de passer avant que l’eau monte trop. Doit-on rebrousser chemin? On trouve toujours un chemin pour avancer. Je regarde sur la carte, et ce n’est pas loin. On voit même du sang sur une roche, ishhhh.

On continue…. finalement on arrive à l’anse mouille-cul. Je me demande si je me suis trompé dans mes heures de marée. On revient par le sentier du contrebandier.

Lors de notre retour, on arrête au phoques (on en voit à chaque jour) et on pose quelques questions concernant notre parcours, à la dame, naturaliste au Parc, qui semble connaître pas mal les sentiers. Apparement c’est normal cette escalade. C’est ce qui fait que ce sentier est considéré «avancé». Elle nous montre même un endroit, sur le pic, où les hommes araignées sont appelés lorsque des gens ne peuvent plus avancer. Hé ben… Super content de l’avoir fait 10km en 3:15. On n’est pas loin d’avoir battu notre record. 

Arrivé au site, on dîne dehors, il fait beau.

Après une bonne bouffe, il est temps de déménager de site. On perd notre électricité et notre chauffage d’appoint. On y reviendra dans quelques jours.

On part au coucher de soleil pour faire de la photo. On gèle, mais il y a un gars en shorts et gougounes. On fait de belles photos, mais on ne cesse de regarder le gars, pour voir quand il va partir. Ben on est parti avant lui, on était trop gelé. D’ailleurs, le soleil était couché. 

On est content, on fait un feu, mais le vent tournoie. Impossible de se mettre à un endroit précis. Louise est boucanée. Elle sent le fumé du bacon, sans l’odeur du bacon. Il reste 3 bûches, ben d’la marde. On rentre.

24 septembre – Ile aux Amours, lavage, vidange et plein

Aujourd’hui on fait une randonnée qu’on a jamais fait. Lors de notre dernière visite en 2021, ne connaissant pas la grève de l’ile, on avait abandonné à mi parcours. On s’est promis de faire le tour cette année. 

Ce matin, c’est un vent ENE, qui donne de bonnes vagues dans la baie. On va en profiter pour stationner à l’accueil, partir de là, pour faire la randonnée, on se sauve ainsi près de 10km de marche. On y va, c’est une petite balade de 5 km.

Ben mosus, on ne peut pas faire le tour, sans se mouiller solide, malgré que la marée est basse. Les vagues crées par le vent nous empêchent de le faire, on n’est pas chanceux.

Au retour, lavage, vidange (on était ben plein), plein d’eau et on va manger. 

Comme si ce n’était pas suffisant, on décide d’aller à vélo à l’ile au Flacon, par le sentier de la coulée à Blanchette. Des gens ont vu des petits pingouins à l’ile. Il faut y aller. Pas très loin, 12km. On part d’un bord de mer, pour aller à un autre bord de mer à 6km plus loin. Mais, c’est 181 mètres de dénivelé bâtisse… Nous n’avons même pas pensé qu’il y aurait une si grosse côte… Même lors des descentes, il y a des affiches DANGER qui indiquent de freiner. 

On est fiers. On bouffe, deux Ozark, lecture et that’s it. Pas de feu ce soir, on en a eu notre claque hier.

25 septembre – Sortie en kayak

Aujourd’hui c’est la sortie en kayak de mer. On a décidé de se payer ça, et on a bien hâte. On sera au moins 2 heures en mer, et le vent est dans la bonne direction en plus. 

On arrive très tôt. On doit être là à 13:00, ben nous on arrive à 10:30.

On veut savoir quoi mettre et quoi utiliser. En attendant, ben on fouine, on va voir la place. Jadis, genre en 1991, j’ai fait de la plongée ici. Il y avait une marina. Maintenant ça appartient au Parc du Bic. Pu de bateau.

Nos guides arrivent. Ils prêtent des wet. Parfait, on va prendre les nôtres. On remplît la décharge, et on attend le briefing. Phillipe et Laurence sont nos guides, et ils nous donnent les instructions d’usage. Ça sent une belle sortie le fun.

On se change, enfile wet, jupette, polar, moufles, et on y va.

On veut voir des phoques. Ben Louise, avec ses yeux de rapaces (je suis sérieux, elle voit très très bien, loin et clair), elle spot le premier phoque. Elle spot aussi le second. Elle spot aussi le troisième. coudonc. On se rend à l’ile Brulé, le vent dans la face. Ensuite, on se dirige vers l’Ile aux Amours, toujours le vent dans la face. C’est l’ile qu’on n’a pu faire le tour hier.

Philippe nous fait gouter à des algues (laminaires), c’est super bon. On va un peu plus au large du cap enragé, il y a de la belle houle. C’est super le fun. C’est très stable un kayak de mer.

Le retour se fait le vent dans le dos, une chance, les épaules de Louise étaient rendues comme des guenilles (sa propre expression).

De retour au bercail, ben des chips, bière, et souper aux crêpes. On finit ça par deux autre épisodes d’Ozark, c’est le fun d’avoir l’internet illimité. Nous sommes à 39 Gig, pour le mois, c’est cool.

26 septembre – Baie des cochons

Il pleut aujourd’hui. On ne fait rien, on se repose les épaules, et je travaille blog et photos. On a été faire l’épicerie ce matin, petite épicerie au Bic comme je les aime. On a de tout, mais en beaucoup moindre quantité. 

Au retour, une autre perdrix, juste sur le bord de la route. Coudonc, elles ne se sentent pas menacées.

On regarde nos prochaines destinations. Je crois qu’on va se rendre dans la Baie des Chaleurs. À suivre…

Il fait trop chaud dans le van, on décide d’aller marcher dehors, dans la baie des Cochons. Ben un phoque est couché, à l’intérieur des bouées de préservation. Il est très proche.

Il faut voir aussi qu’il y a personne ici. C’est tellement tranquille. Les animaux prennent leur place. On a même vu un autre renard, qui nous a totalement ignoré.

27 septembre – Le brouillard

Il pleut encore ce matin, mais on a hâte d’aller marcher. Je commence à être triste, car demain c’est la dernière journée au Bic. On décide d’aller faire les sentiers Contrebandier, Escalier et Scoggan. Ça donne en tout 9 km, mais en 3 heures et demi. On niaise sur la plage, on contemple, on prend des photos, on hume l’air. 

Il y a de la brume aujourd’hui, et les nuages sont très bas. Nous sommes au niveau de la mer, donc des nuages si bas se nomment normalement : brume? On ne le sait pas. On a appris jadis, en voilier, que c’était un brouillard d’advection.

Mais ce n’est pas généralisé, j’ai fait des photos panoramiques pour voir d’un côté à l’autre, soit soleil, et brume. 

On revient à la ferme Rioux, et on regarde la marée monter. Les phoques arrivent doucement. Je te dis, ça bat n’importe quel épisode de séries télévisées ça. Encore là, ce n’est qu’un choix très personnel.

On se fait un peu prendre par la pluie. On retourne au van pour un petit lunch. On n’a pas faim, on mange des barres tendres d’alpinistes mosus (https://fr.clifbar.ca/). 

Pas mal de retouches photos, blog, souper à la plancha en regardant Ozark (S3E1 et S3E2 pour ceux qui veulent savoir où nous sommes rendus) et vin de tristesse pour conclure la journée.

On est très chanceux de vivre ce qu’on vit…

28 septembre – C’est le départ

Le départ du Bic fut difficile. Pas techniquement, mais psychologiquement. On a découvert le Bic en février 2021, en plein dans la tumulte Covid, nous n’avions plus de petit condo à Sutton. Venir au Bic était à la base une erreur, on a choisi le Bic, parce que Mont Mégantic n’était pas dispo, et que le parc des Grands Jardins avait, et a encore, des routes intimidantes. Je nous voyais pas faire face à une tempête de neige à cet endroit.

C’est au Bic qu’on a décidé que la Vanlife était notre prochain but. C’est au Bic qu’on a aussi décidé que ce serait une Vanlife Mtl. 

Donc ce qu’on retrouvait en y revenant de nouveau était fantastique, magique. Ce n’est sûrement pas la dernière fois non plus qu’on y vient…

Ce n’est qu’un au revoir le Bic.

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