Terre Neuve – De l’ouest vers le centreTemps de lecture 32 min

On amorce notre quatrième semaine du bon pied. Du moins je l’espère. Nous avons apprécié ce que nous offrait l’ouest de l’île, passons maintenant à une autre région.

10 juin, Twillingate

On débute la journée par une petite visite du village de Pilley’s Island. Nous y étions pour une nuit seulement (voir le blog précédent). C’est vraiment mignon. C’est un coup de coeur. C’est beau, les gens sont aimables, amicaux, on se sent bien. On poursuit avec une randonnée fortement recommandée, celle de Hazelnut Trail. Ce peut être une randonnée modérée si on va jusqu’en haut, mais avec la bruine et les nuages, ça ne sert à rien. Nous sommes habillés pour avoir chaud, et finalement, il fait chaud (9 deg).

Très beau sentier, super bien aménagé avec différentes haltes de pique-nique, de pêche ou de repos. Dans ce lac il y a un monstre : Cressie (https://www.cbc.ca/news/canada/newfoundland-labrador/water-monster-cressie-1.5340888). On ne l’a pas vu, je ne sais pas s’il existe, mais le paysage est beau.

Sur le sentier on y retrouve un terrain de camping : Crescent Lake RV Campground. C’est vraiment super bien aménagé. Honnêtement, si nous devions rester une journée de plus dans la région, nous y aurions volontiers fait un arrêt dodo. Il est inspirant (https://www.facebook.com/profile.php?id=100057387372801).

5km de marche plus tard, on part pour Boyd’s Cove. Il y a un centre d’interprétation Beothuks. Ce peuple habitait Terre-Neuve avant l’invasion des Français et surtout des anglais. Le peuple est maintenant éteint. 

La pluie a décidé de déjouer nos plans. Il y a une randonnée qui donne sur un site archéologique qu’on ne pourra pas faire, car c’est une pluie torrentielle (3mm à l’heure). On oublie ça. Ce sera pour notre prochaine visite dans l’île.

Parlant de pluie, il est vraiment difficile de rouler dans ces conditions, beaucoup d’aquaplanage. La première heure sur la Trans Canadienne m’a paru une éternité. Les ornières sont remplies d’eau. C’en est dangereux. Il faut être aux aguets tout le temps jusqu’au moment qu’un gros camion décide de me dépasser, là tout a basculé. Dès qu’il me dépasse, et reviens dans ma voie, il n’y a plus d’eau dans les ornières. La conduite n’est plus périlleuse. J’ai adoré ce moment.

Pendant les 100 kilomètres qui suivront, je me tiens très près des camions. Assez loin pour ne pas avoir leur crachin, mais assez près pour avoir des ornières vides. Voilà…

À partir de Windsor, la route est belle, mais il pleut toujours. On arrive à la sortie de Twillingate. Quelques autos, un autobus, ça augure bien la suite ( je suis sarcastique), prennent la sortie. On va rejoindre Marc-André à la micro-brasserie Split Rock. Les routes sont parfois belles, parfois montréalaises (on sait ce que ça veut dire). On arrive à Twillingate, et au coin de la rue, on croise une van, c’est Marc-André. Le timing est parfait. C’est le fun de se revoir. Quelques bonnes bières et beaucoup de jasette. Première remarque, Twillingate c’est vraiment beau, mais le cachet humain a disparu. Les gens font une job. On a parlé avec un résidant de Tere-Neuve, et il est d’accord avec nous, mais c’est la vie…

Fait cocasse, il y a beaucoup d’icebergs ici, des immenses mêmes. C’est la capitale des glaces! On lui demande s’il est possible (vrai) que la brasserie Quidi Vidi utilise l’eau d’icebergs pour la bière. Ben oui, c’est vrai, ils emmagasinent l’eau quelque part (on va savoir où un moment donné). Ils font éclater les icebergs et ils ramènent des morceaux. On ne le croit pas trop. Pour prouver ses dires, il nous suggère une recherche sur le net, un vol d’eau d’icebergs. Ben oui, ben oui…. Ben crisse c’est vrai…. https://www.cbc.ca/amp/1.5018350

On passe une petite soirée avec Marc-André dans notre van et une bonne bouteille de vin rosé (pas parce qu’il fait chaud, car il fait 4). On va avoir un beau séjour ici, c’est certain.

11 juin, la météo est déchainée, Twillingate

La brume est épaisse. Toute la nuit la corne de brume du phare de Crow Head a sonné. Mais on a bien dormi. On ne voit rien, mais rien en avant de nous. On fait réellement la grasse matinée, c’est plaisant. Il pleut tellement fort, que, selon Marc-André, la pluie pince le visage. Le météorologue de St-John parle d’une grosse dépression. Si c’était de la neige, nous en aurions eu toute une.

Il y a une bonne chose dans cette météo merdique. Nous avons appris que ce vent du NE permettait aux icebergs de venir vers Twillingate. C’est parfait pour le tourisme, et pour nous aussi. L’an dernier, il a fait beau et chaud, mais pas d’iceberg.

Après le déjeuner, on décide d’aller marcher. Il ne pleut plus. Même si on ne voit rien, on pourra au moins bouger. On va au phare, il y plusieurs sentiers. C’est trop venteux, on ira ailleurs. Mais avant un petit arrêt dans la boutique d’art du Phare. Le gars a tellement de talent. On cherche quelque chose pour nos vans, Marc-André et nous. On trouve. On achète une belle baleine à bosse, faite de bois flotté et de bois récupéré. En passant, les baleines à bosse arrivent doucement dans la région. Elles suivent le capelan qui est rendu à Bonavista. La prochaine destination de ces grosses bêtes, Twillingate. Je ne sais pas si nous y serons encore.

Achats faits, on part pour Durrell, pour les sentiers du Rockcut Twillingate Trails. Ils sont très bien identifiés, balisés, entretenus. C’est génial. Notre choix du midi, French Beach Trail. Très venteux, très brumeux, on voit des icebergs quand même. Il y en a de très près, mais ce n’est pas aussi époustouflant que si c’était ensoleillé. Ce sentier longe les falaises accidentées. Une chance que le vent soufflait à nous pousser loin de la falaise, car il y avait des bourrasques d’au moins 50km/h.

Vers la fin du sentier, on arrive à la plage, avec un énorme iceberg pris entre les rochers et le fond de la mer. C’est la fin de son voyage. Sur la plage, il laisse des centaines de blocs de glace. Ce sera notre glace à drink, il paraît que ça pétille lorsqu’on en met dans un drink. J’en ramasse, tout heureux, on termine notre marche.

On reste dans le stationnement pour un lunch, et on se prend un petit rhum accompagné de glace d’iceberg. Ben c’est vrai, ça pétille. C’est impressionnant. On appelle ça le « bergy seltzer », un son très particulier provenant de l’air emprisonné dans la glace lorsqu’il se libère en faisant des bulles.

On décide ensuite d’aller manger dans un resto, vraiment populaire auprès des locaux. C’est le Doyle Sansome & Sons. Ce n’est pas très grand, pas de réservation, stationnement minuscule, juste du cash, aucune carte de crédit. Mais c’est bon. Le chowder est excellent. Il faut se laisser tenter par la cuisine des Terre-Neuviens. Il ne faut pas faire les difficiles. Il est important de manger un fish and chips, ou fish cake à la manière de ceux-ci!

Finalement, au retour, un petit apéro à l’Eau de Sève de la distillerie Société Secrète en Gaspésie. Toujours avec de la glace de iceberg. C’est drôle.

L’eau d’iceberg contient une quantité très faible de sels minéraux par litre. L’eau d’iceberg est douce, puisque les glaciers qui sont à l’origine des icebergs sont formés de précipitations successives de neige qui se transforme peu à peu en glace. En passant, l’eau d’iceberg est bonne au goût (en fait, elle n’a aucun goût, ce qui est bien), mais étant déminéralisée, elle est moins bonne pour la santé.

Mais on ne boira pas 18 litres d’eau d’iceberg, alors on en profite.

Sur ce, je tente d’aller au lit, ce soir encore de la pluie forte, et très venteux avec des rafales à 70km/h. Mais savez-vous quoi, on est très heureux.

12 juin, RDF Day

Ce n’est pas une très belle journée. Il fait froid et il pleut. Très peu de véhicules se sont aventurés ici. Il n’y a que Marc-André, nous, et une autre van, mais on ne voit personne entrer ou sortir de cette van. On se demande s’il n’y a pas eu un crime dans leur véhicule, ça ne bouge pas.

On descend au village pour faire la vidange des eaux, le remplissage de l’eau, acheter du lait et des fruits. 

Les services de vidange et remplissage se trouvent à côté de l’aréna de Twillingate. Je descend m’assurer que tout fonctionne, et parfait, il y a de l’eau. Elle est potable, mais très ferreuse. Ça sera parfait pour l’eau de la vaisselle et la douche, mais pour boire, on ira remplir notre 18 litres au Foodland. Étant donné qu’il y a de l’eau, on décide de prendre une bonne douche dans la van, dans le stationnement de l’aréna (en fait l’autre bord de la rue). Ensuite, on fait les vidanges et remplissage.

Une fois terminé, on retourne à Crow Head. Rendu à notre spot, mosus. On a oublié l’épicerie. Ce qui est troublant dans cet oubli, c’est qu’on doit faire attention à l’essence, IL N’Y EN A PLUS au village. Donc, pas trop de déplacements. Il n’y a plus de Diesel depuis plus longtemps encore.

On fait nos emplettes, et on retourne à la maison (Homeiswhereyoupark it – J’adore ce hashtag).

On ne fait plus rien, sauf regarder dehors, en pensant que le temps s’améliorera. En fait on a fait une dernière chose, on a installé notre baleine. 🙂

C’est quoi un RDF day? C’est un terme local qui veut dire : Rain – Drizzle – Fog Day. Exactement notre cas, de la pluie en masse, de la bruine entre les périodes de pluie, et on ne voit rien en avant de nous.

Note importante, la température la plus basse aujourd’hui, à Terre-Neuve, bien c’est où nous sommes, à Twillingate, 2 deg.

13 juin, Crow Head, c’est beau

Le beau temps est arrivé, pas la chaleur, entendons-nous. C’est fou ce qu’on voit en avant de nous. Je ne savais même pas ce qui s’y trouvait. On va en profiter pour aller marcher, c’est certain.

On prend le premier sentier le plus long, juste à coté de nous qui mène au phare. On voit les rochers, on monte les collines, les descend, franchit des ruisseaux. Il a plu un bon 70mm donc les ruisseaux sont devenus quasiment des rivières!

À un certain endroit sur le sentier, on voit deux choses qui nous éblouissent. La première, les antennes de communication. Elles sont très près de nous. On ne les voyait pas. Normal qu’on aille un si bon signal. Et la seconde, un gigantesque iceberg. Il est monstrueux. Il a plus de 30 mètres de haut, et peut être 500 mètres de long. Regardez la photo. Dites vous que les vagues sont de 3 mètres. Et faites le calcul.

Il y a une bonne fissure, il va casser, on espère voir le spectacle, mais quand?

On prend beaucoup de photos, un peu trop, mais bon. 

On retourne à la maison (homeiswhereyouparkit), bien heureux de notre rando.

Oh, il y a beaucoup de monde maintenant. Tous les terrains sont pleins, et le véhicule dont on croyait les propriétaires décédés (peut-être que la météo les avait rendu fous), a quitté. On a de tout, de l’auto avec des gens qui couchent à l’intérieur au Winnebago de 30 pieds sinon plus. Tous ces véhicules ne sont pas “équipés” pour le froid (2 degrés la nuit). On entend des moteurs démarrer de temps en temps.

On se prépare pour le coucher de soleil sur la mer, qui n’aura finalement pas lieu, le brouillard est de retour. Mais on a des photos 🙂

14 juin, Little Cove et Musgrave Harbour

Aujourd’hui il fera beau et très chaud, environ 13. Nous voulions aller en croisière aux icebergs, mais tout était plein. Alors on part marcher la Lower Little Harbour Trail, et ensuite on quitte pour les plages. 

Il fait 7, et on a sérieusement chaud. Très chaud. C’est un beau sentier, il y a des icebergs partout. MAIS, il y en avait un d’échoué, de bien caché, à quelques mètres de nous. Mais quelle merveille. On fait des vidéos, on prend des photos, on change d’endroit, on recommence. C’est merveilleux. Il y a une piscine sur le dessus. Nous sommes à une altitude 40 mètres. Le iceberg a au moins 20 mètres de haut. C’est impressionnant.

On continue notre belle trail. Les sentiers Rockcut de Twillingate sont vraiment “sur la coche”. On voit de tout, bonnes difficultés, bien balisés (les artères principales du moins), et les paysages sont sublimes. 

Retour à la van, on ne se peut plus comment on a chaud. Louise prépare une bonne sandwich, et on repart.

Une chose me frappe aux yeux, c’est plutôt plat comme route. Le paysage est réellement plat. Les collines sont petites. Pas besoin de se mettre en mode TOW/HAUL. Ça fait du bien.

Arrivés à Musgrave, il y a des plages de sable. Mais impossible d’y accéder. On continue notre route, un peu plus loin, pas mal plus loin, et on trouve un beau spot dodo, juste à coté de la mer. C’est tellement tranquille. Mis à part le fait de voir un monsieur, qui promène ses chiens en auto (lui en auto, les chiens sont libres dans la rue) on ne voit personne. 

Finalement il n’a jamais fait 13. Mais 12 est déjà très satisfaisant. Demain, on va voir les plages de sable, et peut être dormir dans le coin.

15 Juin, le Venise de Terre-Neuve, Newtown

La nuit a été très calme. Bercés par le bruit des vagues, pas de pluie, pas de chauffage (il a fait 9 cette nuit). On est très reposé.

On repart, on veut voir du sable. Direction Lumsden, Windmill Bight Beach. Il paraît qu’ils ont des plages et des vagues à faire envier les surfeurs. En chemin, on voit un bel arrêt qui offre buanderie, la vidange des eaux, le remplissage d’eau, free Wifi, on capote. On arrête, et on va vérifier les portes et faire nos curieux. Toutes les portes sont barrées. Hmmmm. 

Quelques secondes plus tard, les employés de Lumsden arrivent, et ils nous expliquent que le parc est fermé (c’est écrit que ça ouvre le 15 mai dans le guide). Pas grave, on voulait juste marcher, pas coucher là. Ils nous disent aussi que le parc ouvrira demain seulement, le 16 juin et, que ce bel endroit, où nous sommes, bien c’est pour les gens des parcs municipaux qui sont situés à chaque extrémité de la communauté… Ahhhh.

Pas grave, on ira ailleurs, on vient de tout vider et remplir. 

On continue, on va aller au Windmill Municipal Park et faire au sentier. La marche sera belle.

Ben non toé… La barrière est fermée. Aucun accès possible. Ça me rappelle le parc Blow Me down, au début de notre voyage. Il y a un autre sentier, un peu avant, où les deux sentiers se rejoignent. On va à celui là. Finalement un beau 6 km sur des roches, des plages, de la mousse et du froid bien évidemment. 

Prochain arrêt, il y a encore des plages à Cape Freels, on devrait aller dormir là. L’accès à la plage est sur une toute petite route de terre, embossée (un euphémisme), et c’est également à cet endroit qu’il y a un sentier qu’on veut faire demain. Parfait, on retourne à notre avant dernière destination, New Wes (Newtown), qui ressemble, dit-on, à Venise par ses canaux.

Charmant petit coin, pas tant Venise, mais il y a beaucoup de maison sur le bord de l’eau avec des escaliers pour accéder à leur bateau. Ils prennent leur auto pour se voisiner. Peut-être qu’en été c’est différent, mais en ce moment, personne en bateau.

C’est très rocheux, mais on parle de grosses maudites roches, où tu peux y construire ta maison. Cet endroit était aussi un village Béothuk. On comprend bien la raison de l’emplacement.

On fait une marche de découverte, il y plein de panneaux d’interprétation, et un musée, qui ouvre seulement le 26 juin. On aurait aimé y aller. Cet endroit va sûrement devenir un Terego, ils nous laissent nous installer pour la nuit, on terminera Terego demain matin.

En passant, cet endroit fut jadis très prospère, avec plusieurs entreprises. Mais depuis l’arrivée des transports, le village est en déclin. Les entreprises ont toutes fermées. Les gens peuvent aller à Gander pour se ravitailler, alors le dépanneur ne sert à rien, il a fermé lui aussi. Mettons que si tu manques de bières, tu es dans le caca… C’est pour ça qu’on a vu un gars, dans son garage, avec une vingtaine de caisses de bières. Est-ce la vraie raison? Je ne le sais pas, nous ne sommes pas arrêtés pour lui demandé. Un peu trop gêné disons!…

Une bonne douche chaude nous attend. On a un nouveau truc. S’il y a de l’eau pour nos réservoir, et une vidange, on se tape des douches LOOONGUES. On vide le réservoir d’eau chaude. Demain on remplira.

16 Juin, une quatrième semaine, autre RDF day à Eastport

Nous qui pensions sérieusement que de descendre les latitudes apporterait la chaleur, ben on frappe un mur. C’est un peu normal, on ne s’en plaint pas. Nous voulions voir des icebergs, ils ne seront plus là lorsqu’il fera 30.

On a eu une superbe bonne nuit, la température était tout de même clémente, surtout pas de vent. En rediscutant ce matin avec Judy, la dame de Heritage, on a appris qu’ils ont, en effet, une gondole. Mais honnêtement, il fait un peu froid pour la sortir et y transporter des gens dans cette charmante communauté. On doit venir en été pour l’expérimenter. Finalement, un peu de shopping dans leur boutique et go.

Avant de quitter la région, on va faire un tout petit sentier, car le froid nous a fait changé d’idée pour le sentier que nous voulions faire à Cape Freels, on n’y va pas.

Le petit sentier est immédiatement à la sortie du village. Il se nomme Newtown Bridblind Trail. C’est 800 mètres au total. Ce n’est pas cette rando qui va nous mettre par terre. Mais c’est autre chose. Au bout de ce sentier, il y a un abri pour observer les oiseaux, super bien fait. Ce qui nous impressionne, c’est qu’à l’intérieur, il y a une armoire, avec un peu de documentation, et une paire de jumelles, pour observer les oiseaux. Le tout n’est pas barré… Ça, ça te met par terre… Nous en sommes estomaqués.

On fait ce petit sentier rapidement, il fait 3 degrés ce matin.

Prochain arrêt, un beau sentier (du moins, on le croit, mais on ne peut pas le savoir, on est dans la brume), sur l’Île de Greenspond. Le sentier fait le tour de l’Île, 6.5km. Pas long, ni trop grosse cette Île… Il ne pleut pas, si ce n’est que du Drizzle (pensez à RDF). Le sentier est très bien fait et entretenu. Ils ont même utilisé des barils, qu’ils ont peint, pour y insérer des bacs de poubelles. C’est très discret et propre. Ce village semble très fier. 2 km plus loin, ça y est, la lettre R arrive (Rain).

On a faim, on cherche un endroit pour manger. On coupe l’Île en deux, et on revient rapidement par un autre sentier jusqu’à un tout petit resto nommé Dyke’s Marine Sales. Le nom est évocateur, c’est bien plein (12 personnes). Imagine les bons fruits de mer, de la cuisine maison… NON (c’est là qu’on entend le bruit de l’aiguille qui scratch sur un disque). La proprio est allergique aux poissons. Ben “bout’viarge”, on aura tout vu. Mais on se tape un superbe club sandwich, et on repart. La van est vraiment tout près. Du stationnement de la trail, tu vois le resto.

On retourne à la van pour repartir à Glovertown cette fois. On ne parvient pas à se réchauffer. Il va faire chaud dans pas long, je vous le promets.

Petit arrêt à Gambo pour une épicerie. Que pourrais-je dire de politically correct… Ils ne s’alimentent pas bien, et ils ne doivent pas travailler beaucoup. On reprend la route.

On a réservé avec Harvest Host à Glovertown. Je ne nommerai pas l’endroit, chu trop en maudit. Ce qui fait réellement chier de Harvest Hosts, c’est que les hôtes doivent accepter ta demande. Ben l’hôte chez lequel nous avon réservé, ne répond pas. Tu ne peux pas non plus réserver ailleurs, car là, tu auras un mauvais nom, parce que tu devras annuler. Faque… on s’est retrouvé avec rien. La personne ne m’a jamais répondu. Maudit que j’aime mieux Terego. La destination de demain était Eastport, ben ce sera celle d’aujourd’hui.

On se rend au stationnement de la Salvage Trail loop pour y élire domicile. Aucune affiche «no overnight parking» (on en a vu plusieurs dans le coin de ces affiches). Demain un 4 heures de marche nous attend.

Quatrième semaine de terminée

Le centre de Terre-Neuve, ce n’est pas la côte ouest. Les gens sont différents, toujours gentils, mais différents. Le froid commence à nous peser un peu. Nous sommes le 16 juin, et si on a eu un 18 degrés pendant 5 minutes, c’est beau (une communauté près de Lumsden, où il fait plus chaud). Le plus chaud qu’on ait eu depuis notre arrivée à Terre-Neuve, c’est 13, lors d’un après-midi seulement. Lors de nos 4 semaines, la température se situait entre 3 et 7, pas chaud chaud. Pendant qu’il y a une canicule à Montréal et des feux au Québec.

Tous les Terre-neuviens parlent de météo, tout le temps. C’est pire qu’au Québec. Comment on dit ça, déjà, quand on se compare, on se console.

La semaine prochaine, beaucoup de hiking au parc Terra Nova et en route pour Bonavista. Je parie qu’on traine le froid avec nous.

Laissez un commentaire