En route vers le bas du fleuveTemps de lecture 12 min

À peine revenu de nos activités, on avait hâte de repartir. Nous aurions voulu que ce voyage ait comme destination les Îles-de-la-Madeleine, mais ce sera pour l’an prochain. Il y a trop de fermeture en septembre aux IDLM. On ira en août. L’avenir nous dira si nous avons fait le bon choix.

Mais quoi qu’il en soit, on repart jeudi le 15 septembre. Les destinations prévues sont : Montmagny, St-Pâcome, Trois-Pistoles et finalement le Bic. On devrait y être le 18 septembre, pour arriver à St-Maxime du Mont-Louis au début d’octobre.

Première destination Berthier-sur-Mer

On voulait prendre notre temps, et nous n’avions aucune idée à quel endroit nous allions arrêter pour la nuit. On voulait tellement aller faire une excursion à Kamouraska, pour le festival de Mycologie, mais c’était complet. Alors, on se donne comme destination un endroit pas trop loin du Parc des Appalaches. Pourquoi, ça ne faisait pas partie des plans? Il faut se souvenir, qu’on cherche une activité et ensuite on trouve à quel endroit nous allons dormir.

On arrive donc à Berthier-sur-Mer, assez tôt, super spot. Il n’y a PERSONNE. Pas longtemps après notre arrivée, un couple d’Allemands arrive. Ils ne restent pas, ils vont à St-Jean-Port-Joli. Tiens, tiens… à regarder.

On est seul, on est à l’abri du vent, la chaleur est partie je ne sais où, mais elle n’est plus au Québec, alors une chance qu’on n’a pas le vent qui abaisse la température. On se tape une session de Yoga, et vient ensuite une gros campeur (Marc et Johanne qu’on a connu plus tard). Je ne sais pas ce qui se passe, mais le gars est en tabarnak. On l’entend sacrer à traver les vitres. Je sors pour lui demander si ce n’est pas la pire chose qui pouvait arriver, qui est arrivée, et oui ce l’est, ils ont laissé les clés dans leur campeur. Nos vans/campeurs, ce sont nos maisons. Alors, quand tu t’embarres à l’extérieur, ben ça fait chier en sacrament. 

On leur offre de venir se réchauffer. Ils ont contacté CAA, apparemment dans moins d’une heure ils seront là. Job faite…

Nous on soupe, Cobra Kai, dodo, car demain c’est la première de nombreuses randonnées.

Le Parc des Appalaches

Cette destination n’est pas à la porte. On se rend à St-Fabien-de-Panet par la 281 (ben oui, le 281, les plus vieilles sourient présentement) pour une randonnée qui semble sublime : le sentier des chutes du ruisseau des cèdres. Méchant nom… On a fait environ une heure de route pour y aller et juste se rendre à l’entrée c’est un périple, et il faut s’assurer d’avoir assez d’essence. Il n’y a pas des stations d’essence à chaque 5 km.

Une fois rendus sur place, par contre, mais quel sentier. On a adoré. Nous avons rencontré 4 personnes en tout sur 6.5km. Belle chute, des cèdres tellement gros, que notre haie de cèdre à l’air minuscule. Ce parc est très grand, c’est à découvrir. Les couleurs d’automne arrivent doucement.

C’est le paradis des champignons. Louise ne tenait pas en place. Il y en avait PARTOUT. Imagine si nous avions eu l’activité mycologique avant, on aurait rempli notre frigo.

On repart et on se dirige à notre second spot, soit St-Jean-Port-Joli

Arrêt dodo St-Jean-Port-Joli

Hier nous avions rencontré un gars de Transport Québec. Il faisait la navette entre les deux haltes. Il nous disait qu’elles étaient semblables, quoique celle de St-Jean était sur le bord de l’eau. Étant donné que l’Allemand y était parti, et que le gars de TQ a dit que c’était correct, c’est notre destination.

On arrive tout de même assez tôt. On part du parc des Appalaches, Pour s’y rendre, on retourne sur nos pas, à une exception près, on revient par la 283 et on passe dans Montmagny.

On arrive, il y a déjà un gros motorisé classe C qui prend toute la place. Il y en a qui ne save pas vivre et partager faut croire. On se met en arrière d’eux et on va direct à la sieste. Mais une sieste aux aguets, car l’endroit où il est, c’est le seul endroit où le terrain est vraiment de niveau et qui n’est pas sur le gazon.

C’est sublime sur le bord de l’eau. Quoique très venteux, et le froid est toujours présent. Mais un beau couché de soleil nous attend. Le gars d’en avant part, mais Louise dort encore. Je ronge mon frein, j’ai hâte que Louise se réveille, car c’est un spot très convoité.

Finalement, j’ai le spot, on fait un peu de photo, on revoit nos voisins de la veille (Marc et Johanne), avec qui on jase un peu, dans leur VR. Plusieurs personnes arrivent sur le site, mais c’est très calme. On continue nos Cobra Kai, dodo, et demain on se tape une autre randonnée non prévue.

Samedi, on se rapproche encore plus, direction Trois-Pistoles et cabouron

Premier arrêt, St-Pacôme

Aujourd’hui, on veut aller voir un spot à St-Pacôme, il parait qu’on peut dormir à la croix. C’est là que ma mère est née, et mon père, lui, il vient du village voisin. Ma mère m’en parlait régulièrement de cette croix, où ils allaient glisser l’hiver. On monte la côte. Asti… méchante côte, en courbe en plus. Elle me fait penser à celle de Ste-Irénée. Ma mère peut ben avoir eu du fun ici. Note à moi même, ne même pas y penser d’y aller en hiver, car si on réussit à la monter, pas sur qu’on va réussir à s’arrêter en descente. 

Ils ont bien aménagé le tour de la croix, je vois que la famille de ma mère, du côté de sa mère, furent dans les premiers colons, mais pas du côté de son père.

Second arrêt, St-Pascal

Le but de cet arrêt, est d’aller au cimetière pour voir la pierre tombale de ma famille paternelle. Ben kossé ça? Il n’y a plus? Où est-elle? Y a-t-il un autre cimetière ou quoi? On voit très bien les bordures de ciment où se dressent normalement les pierres, mais napu…

Troisième arrêt, St-Germain

Louise a vu un endroit particulier pour faire une marche. C’est sur un cabouron. Un quoi? Juste avant, c’est super intéressant ce qu’on apprend cet été dans nos randonnées. Les formations rocheuses, les fjords, la hauteur du niveau de la mer, etc. Ben un cabouron c’est un rocher trop dur pour avoir été “cassé”, “entrainé” par les glaciers lors de la fonte de ces derniers. C’est donc du roc très dur qui a résisté. Partout autour c’est plat, sauf cette petite montagne à bout rond.

La hauteur du cabouron de St-Germain est de 170 mètres. Jadis, le fleuve, à cet endroit, était 150 mètres plus haut. Il ne restait qu’une petite île finalement.

La vue d’en haut est très belle. Cette rando est dans le guide Ulysse, mais honnêtement, c’est beau, mais il y en a de plus belles que nous avons faites cet été.

Rando de 6.5km terminée, il est l’heure d’aller à notre spot dodo.

Trois-Pistoles

On arrive à Trois-Pistoles. Ceux qui connaissent la fromagerie des Basques, ben c’est là. Drette à la lumière quand tu sors de la 20 pour aller sur la 132. Il y a toujours du monde, c’est fou. On décide qu’on n’arrête pas, on reviendra demain. Mais on va juste un peu plus loin, 500 mètres, information touristique. Aucune indication de ne pas dormir la nuit, il y a des toilettes, et c’est très bruyant. On se questionne…

Tout aussi bien se questionner en marchant, on va à la fromagerie à pied, finalement. Goodies pour le bedon acheté (en grains, un suisse et fromage de Trois-Pistoles) on retourne au van, et c’est décidé, on va voir les autres spots. 

On va à la marina. Les applications ne s’entendent pas sur les spots. Il faut comprendre que ça bouge beaucoup grâce à nos amis les campeurs de parking avec auvent et chaises. On se fait barrer partout. Gang d’innocent. En tout cas… On arrive au quai du traversier, il y a 4 emplacements VR et ça coûte 25 piastres. Ben c’est là qu’on reste. Il faut mettre de l’argent dans une petite boite, indiquant notre numéro de plaque, c’est tout. Il y a plein d’affiches no camping. Mais je me questionne tellement sur notre statut, en mode dodo seulement. Anyway, on espère que ce sera tranquille.

Le lendemain matin, c’est le beau soleil, il n’y a pas eu de coucher hier. Il y a une bonne odeur de varech dans l’air. On cherche encore les toilettes. Louise déduit que c’est officiel, s’il y a un traversier, et que tu dois arriver une heure avant son départ, il y a des toilettes. Ben c’est le cas. Bonne petite marche matinale, au frais, et ensuite c’est le départ pour le Bic.

Ce n’est pas très loin, c’est à peine à 40 minutes de route. On a hâte d’y arriver…..

La suite de de notre séjour de 10 jours au Parc du Bic dans le prochain blog.

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