On revisite un coup de coeur et on va chez un nouvel hôteTemps de lecture 10 min

Comme nous l’avons déjà mentionné, la semaine c’est pour nous, la fin de semaine c’est pour les amis qui veulent leur cadeau d’hébergement. 

On a besoin de bouger. On doit faire des activités qui font dépenser un peu plus de calories que ce que je dépense lors de l’activité vaisselle. La prochaine visite c’est Caroline, la soeur de Louise, mais avant ça, étant donné que le prix de l’essence est abordable (il sera peut-être un jour à 3.00 $, qui sait) on va à l’est avant d’aller à l’ouest. On retourne donc près de Bécancour, à notre toute première destination avec notre van aménagée, soit le Camping du Parc de la Rivière Gentilly (https://rivieregentilly.com).

Nous avions beaucoup aimé cet endroit l’an dernier, ayant même eu la toute première neige, sans compter une seconde visite en plein hiver. Donc le 12 juillet on part, pour revisiter ce bel endroit, qui fait partie des parcs régionaux du Québec (https://www.parq.ca/)

Le parc de la rivière Gentilly

On croyait que ce serait impossible d’avoir un spot cet été, tellement c’est beau. C’est un endroit reconnu pour les adeptes de vélos de montagnes, les débutants surtout. 

Je vais ouvrir une parenthèse importante. Pourquoi on va dans des terrains de campings. En fait, on ne va pas dans n’importe quel terrain de camping. La sélection se fait en fonction de nos activités. Prenons par exemple, ce fameux parc. Nous voulons faire du vélo de montagne et du hiking en montagne. On regarde les frais d’entrée : 15.00 $ par jour. Nous y serons pour 3 jours, le coût est donc de 45$. Vous suivez? Ensuite on calcule le coût pour le camping, 80.00, taxes incluses. Ça veut dire que ça coute 35 piastres pour être DIRECT SUR LES SENTIERS, pour 3 jours. On suit? Conclusion, ça coute 12 piastres par jour… notre consommation d’essence est de 15l au 100km, le calcul est très simple à faire. Sans compter qu’on ne cherche pas de toilettes, ni de douches.

On revient au parc.

La gang est là, et c’est tranquille en mosus. C’est sûr, il n’y a pas d’activités de piscine, de fer ou de pétanque. Ce ne sont que des activités «physiques», ça fait que, à 22 heures, tout le monde dort. Y compris le cochon d’à côté.

C’est beau, beaucoup d’arbres, moins d’oiseaux qu’à Coaticook, mais tout de même merveilleux. Je sais, je trouve tout merveilleux, mais attendez un peu plus loin dans le texte, je vais raconter quelque chose de moins merveilleux. On va y retourner à ce parc, c’est garanti. Ce n’est pas très loin de la maison, de beaux sentiers de marche, de beaux sentiers de vélos, pas trop difficiles, quoi que……. Le seul inconvénient de cet endroit, l’eau n’est pas potable. Who cares?

Le cochon d’à coté

Tsé, avoir un cochon comme voisin de terrain, ce n’est pas agréable. Mais si c’était un vrai cochon?

Ben oui, un micro-cochon, un vrai cochon. Pas un être ignoble salaud, un vrai de vrai cochon comme animal de compagnie. C’est trop cute.

 

Ça jase tout le temps, ça ne jappe pas (en référence à notre chien qui a besoin d’anxiolytique) et c’est super gentil. C’est impressionnant. Ça fait 12 ans qu’une dame au Saguenay offre en adoption ces cochons.

Il veut toujours être dans les bras de ses maitres, faire des marches, et il est TRÈS intelligents. Apprendre à un cochon de s’asseoir, de se coucher, de pivoter, c’est super simple. Il faut comprendre que les cochons ne sont pas des prédateurs, mais ce sont des proies. Ils ont donc tout avantage à apprendre tout, très très vite. C’est une question de survie.

Sherlock, c’est son nom, est même venu à notre rencontre la seconde journée, et s’est tourné sur le dos pour que je lui flatte la bedaine. Il parait que c’est un signe de confiance.

La propriétaire nous racontait tellement de choses intéressantes sur ces animaux. Je pourrais en écrire encore plus, mais je cois qu’on saisit le point ici, gentil et intelligent.

Pas de jokes plates sur les méchoui……….

L’acrobate

Louise a certains talents, même en slack line, mais a la très mauvaise habitude à vouloir trop prendre soin des gens, mais ça se retourne toujours contre elle. Chaque fois qu’elle dit de faire attention à l’endroit où nous marchons (en montagne) c’est elle qui bêche. Elle a même débuté sa collection de vêtements déchirés (j’ai peur que ce texte se retourne contre moi). Je suis certain que vous vous imaginez la suite? Mais non…. on continue. 

 

Louise, dans sa jeunesse, a déjà fait des cours de plongeons, en piscine, bien sûr, je suis certain que ça ne se perd pas, j’en ai des preuves. J’ai aussi des preuves qu’elle a sûrement fait beaucoup de “flats”. On me voit venir?

La seconde journée, on va faire du vélo de montagne. La piste 24. C’est merveilleux, c’est beau, la confiance est là. Notre objectif est ensuite de faire la 25, et pour terminer, après le lunch, on retourne pour la 26. La 24 terminée, on continue pour la 25 avant le retour. Je garde le suspense. 

Il y a deux drops de 50% sur cette piste. Un bon 8 mètres de haut par drop. Il y a beaucoup de trace de freinage. C’est impressionnant de voir cette pente, mais sûrement moins pire que de se jeter en bas d’un tremplin. Juste à vous imaginer le sentiment que vous avez lorsqu’on vous demande de sauter en bas d’un pont, ou du gros tremplin, dans l’eau; la majorité des gens a la chienne.

Première descente, freinage jusqu’à la moitié de la pente, et ensuite, on se laisse aller. C’est cool, c’est le fun. Seconde descente, freinage jusqu’à la moitié, pour passer une grosse roche, et ensuite on se laisser aller. C’est encore le fun, pour moi, MAIS, contrairement à la descente précédente, Louise n’applique AUCUN freinage. Un arbre décide de bloquer son chemin en s’appropriant du dérailleur du vélo. Bonsoir, Louise est partie.

Cul par dessus tête, non pieds en haut, tête en bas. Pas de vrille, mais une de ces débarques, que même 3 jours plus tard, je regrette de ne pas avoir eu ma caméra pour filmer ça. Elle est dans le bois. Pantalons déchirés, blessure dans le dos, blessure aux deux jambes, sur la paume de la main, majeur tout enflé. Une OTB (over the bar) classique. Le dérailleur fucké, du bois IMPLANTÉ dans les engrenages, tellement solide que ça prend un tournevis pour l’enlever, pièce croche sur le vélo, les vitesses ne fonctionnent plus.

C’était une débarque magistrale. Elle est tellement heureuse qu’elle n’a rien au visage, ni aux épaules, et elle adore son casque. Ben, malgré ça, on repart pour un dernier KM dans le sentier, et un autre km dans le chemin principal pour le retour.

Bravo Louise. Elle m’a fait capoter, et elle a poursuivie sa route. Côté appréciation pour son plongeon, des zéros partout, mais des 10 partout pour sa persévérance… 

L’après-midi, pas de vélo, mais 4 heures de réparation de son vélo 🙂

 

À la recherche de l’eau et ambiance festive

Tout ce que nous pouvons, hmmm ce que Louise pouvait faire la journée du départ du camping, c’est du hiking. Avec tous les bleus qu’elle a, c’est à son honneur. On se tape un petit 4km, et on part pour Trois-Rivières. Notre but, finalement manger à la micro-brasserie “Le temps d’une pinte” (https://letempsdunepinte.ca).

C’est une destination Terego, 6 stationnements de dispo pour les VR dans Trois-Rivières. On doit arriver à destination avant 16:30, pas de trouble, on a le temps d’aller se chercher du fromage à la Fromagerie l’Ancêtre (https://fromagerieancetre.com) qui est, en passant, une des plus grande fromagerie bio au Canada. On fait nos réserves. 

On cherche aussi de l’eau. Il n’y a pas d’eau potable à Gentilly, on ne veut pas mettre de l’eau non potable dans nos réservoirs, pas tout de suite. On sait que lorsque ça va arriver, ce sera la fin de l’eau potable en grande quantité. On va au bureau d’info touristique de Bécancour, il y a un point de vidange, mais pas d’eau potable, pas à la fromagerie non plus. On va dans un garage indiqué par la FQCC, il n’y en a pas. On est faite. On se rationne. On ne fera plus de vaisselle, on va juste manger au resto :). Belle façon de se rationner.

On arrive à notre spot, coin du Fleuve et St-Georges et on visite 3R. Attention aux belles photos qu’on voit sur le net. Ce n’est pas parce qu’on est sur la rue du Fleuve que tu es sur le bord de l’eau. On est sur le bord du port, avec les trains, camions, bruits. Assez atypique comme destination Terego. Mais on est Downtown les cocos….

Il y a tellement de bar et de pubs, c’est inouï. Ça doit être laid lors de la fermeture. Oh, j’anticipe un manque de sommeil. C’est beau cet endroit. Nous sommes près de l’endroit d’où se tenait le Festivoix de Trois-Rivières. L’accès est même encore bloqué, on ne peut pas visiter, mais on aime bien.

Retour à la van avant notre repas, on passe une troisième fois devant un Barbier. J’ai la tête d’un Bee Gees, il le faut. Coupe coupe mon Yvon. Une autre chose de faite.

Après un petit repos, on va au resto, 30 minutes à l’avance. On se dit qu’on va bouèrre pendant ce temps là. Notre table est déjà prête. Il n’y a pas d’affluence? Quoi que, ce sont majoritairement des vieux qui sont attablés, il est 18:00. Bon, les jeunes doivent arriver vers 20:00 sûrement. Je ne suis pas encore rendu à manger à 17:00, mais bon. Bonnes bières, bons petits repas, bon service, super ambiance, on a bien aimé. On fait bien sûr le plein de bières. Le dernier plein est encore pas mal plein, appelons ça alors : faire des réserves d’ivrognes.

Bien repus, même pas de café, retourne au van pour une partie de Tock. Constatation ultime, Louise n’aime pas perdre de façon trop drastique. Ok, faut pu que je me vante. On a un voisin Terego. C’est calme, on n’entend plus la machinerie du port, on entend les oiseaux. La nuit va être belle.

NON…. à 1:30 les caves sortent de leurs cachettes. Il y a une ambiance “festive” dans les airs. Je commence à être crissement écoeuré d’entendre cette expression. Un cave qui est saoul, qui crie, ce n’est pas festif. C’est un cave qui crie, point. Ça se calme.

2:52 du matin, des connes se racontent leurs vies passionnantes. Les Honda Civic au muffler coupé font du bruit, on voit le portrait qui se dessine. Elles partent, mais il y a des Keven qui arrivent. Mais pourquoi il y a toujours un gars qui crie? Et ça se poursuit de plus belle. Pis là, il y a un gars trop saoul pour prendre son char. Faque, il écoute de la musique, du gros hip hop, avec de la grosse basse, à 15 pieds de nous. Il monte le volume, baisse le volume, monte, baisse… il s’endort. Remonte, rebaisse… On est crevé…. On s’endort pour un 3 heures, on mange et on décrisse.

SUP

Prochaine étape, SUP à Terrebonne. On s’éloigne de la maison pour mieux y revenir. Le parc de la Rivière de Terrebonne est un bel endroit, pour ceux qui ne le connaissent pas (https://www.gpat.ca).

Évidemment, la première chose qu’on fait après avoir décollé de notre stationnement, c’est de chercher des toilettes, pour faire changement… On trouve une magnifique halte routière, sur le bord du fleuve, vraiment sur le bord pour vrai en plus. Il y a une plage en bas. On rencontre un couple de vanlifers adorables, qui ont 4 enfants, et sont en processus de transformation de leur van. Ils veulent visiter notre van, et nous demande des conseils. Honnêtement, on a très peu de conseils à leur donner, sinon que leur idée d’un trailer et d’une tente de toit, est une idée excellente.

Ablutions faites, number 2 aussi, destination Terrebonne. On va arriver tôt.

C’est la première expérience de Caro en SUP. Cet endroit a un seul défaut, et il est majeur. L’eau n’est pas du tout invitante. Même un unijambiste qui fait du SUP pour la première fois, serait capable de rester debout. Comme quoi l’humain, lorsque motivé, est capable de tout. 

Après un repas rapide, sans alcool, on part. Caro a encore ses deux jambes, donc elle est bonne.

On remonte le courant, ensuite on se laisse dériver dans le courant à mi-chemin, avec moi qui traine les filles de temps en temps. Nous avions 2 heures 20 minutes à consacrer à l’activité, ben ça c’est passé en éclair. Fallait même pagayer plus ardamment lors du dernier stretch, pour être certain d’arriver à l’heure. Comme quoi le temps passe vite en bonne compagnie.

Après une bonne bière, nettoyage de nos SUP et rangement, et un peu de jacassage, on part direction Caro à Mirabel. On a un cadeau d’hôte à lui remettre.

Hébergement

Arrivés à destination, je vais à la douche et une fois que je sens autre chose que mon moi-même, on nous sert un superbe Lambrusco, ça sent bon et c’est gouttu (un clin d’oeil aux Petit). Finalement, un petit cadeau contre une douche, Lambrusco, hébergement, c’est un méchant deal… Sans compter que l’eau qu’on cherchait pour nos réservoirs, ben ils ont l’eau potable à Mirabel. C’est fort… Remplissage est de mise.

Après un merveilleux souper, on travaille sur la sélection de trucs pour notre coffre à pêche. Moi qui m’attendait à un “ça prend ça, pis ça, pis tu vas poigner du poisson, tu vas voirre”, ben non toé. Que veux-tu pêcher, à quel endroit, profondeur, temps de l’année, etc, etc, etc… Caroline  me donne un livre, et me dit de sélectionner mes poissons et ce que ça prend, on va le mettre dans notre coffre. Le silence fut !!!!! Petit moment de découragement. Louise est morte de rire de me voir tout découragé. Finalement, kin, pis kin, prend ça, pis ça. Notre coffre à pêche est minuscule. Moi je voulais juste la bébelle qui marche partout. Faut croire que ça n’existe plus. Faut croire que ça n’a jamais existé. Vive l’hameçon avec une boule de pain frais dessus pour attraper de la truite.

La soirée est terminée, il est 22:00 il est temps d’aller au lit. Ben oui, 22:00, souvenez-vous, la nuit précédente. On a eu du fun, belle ambiance festive, mais on est claqué, on se reprend demain matin.

C’est encore le temps de la bière

Le lendemain matin, un superbe petit déjeuner nous attend. En plus d’être bon, pis avoir des bonnes petites saucisses, on a, au menu, des crêpes, mais tellement bonnes, avec full bleuets. Au moment d’écrire ces lignes, nous sommes lundi le 18 juillet, et je salive. En plus, le café est super bon. Pendant le repas Michel nous raconte des anecdotes de jeunesse qui sont super intéressantes. On est choyé.

Pis la bière? J’y arrive.

Je dois trouver une pièce pour le vélo de Louise l’acrobate, plongeuse de haut vol. Ça tombe bien. Il y a une boutique qui le tien en stock, et c’est situé très près de la maison. On va en chercher 2, faut être prévoyant, et on va l’installer tout de suite. C’est certain que ça retarde la bière, mais il n’est que 10 heures du matin. Faudrait pas exagérer.

Installation terminée, il reste les ajustements, mais tout le monde a soif. On y va à la bière.

On connait bien la Charleboise des Bières Philosophales (https://www.lesbieresphilosophales.com), mais il y en a d’autres. C’est la troisième fois qu’on tente d’y aller, ben là on se paie la traite. C’est un super petit endroit mignon, avec ambiance festive (c’est la dernière fois que j’utilise l’expression). On peut déguster, boire et acheter, mais pas de bouffe. Deux gars sont présents, Julien et Vincent, et Julien nous fait gouter à tout ce qu’on veut. C’est simple, tout. Une fois notre choix de bière à boire est fait, je vais chercher des chips dans la van, et on déguste et on consomme un bon repas du midi, aux chips. C’est mieux que souper au chips.

Caro nous paye la traite, trop gentil encore, mais quels hôtes, et Louise fait encore ses provisions de bières.

Si vous pensez qu’on va avoir beaucoup trop de bières, vous vous trompez. On part pour une autre Micro Brasserie ontarienne vendredi, et on devra encore faire des provisions.

Il y en a qui font le tour des vignobles, ben nous, on dirait qu’on débute le tour des micro-brasseries. Ben j’aime ça, je crois que ce sera notre prochain objectif…

Sur ce, on repart vers la maison, trafic du Nord oblige, il fait chaud, on est dans Dechinta on est heureux.

Honnêtement, je sais que je me répète encore une autre fois, mais nous sommes réellement chanceux.

Ciao

6 comments

  1. C’était parfait cette portion de fin de semaine avec vous 😍
    Merci pour votre magnifique visite et le cours de SUP ( et le taxis d’eau, Yvon !! )
    Pssst…. n’importe quand pour un autre cadeau 🤣😂
    Xxx Bonnes vacances

  2. Tant que Louise a de la soie dentaire… il n’y a pas trop de bières!!!
    Mais attention sur un vélo!

  3. Hahahahha
    Que de beaux souvenirs tu me rappelles!
    Cré Renée va!!
    Mes acrobaties sont terminées, je vais les laisser au Cirque du soleil!
    😁😘

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