La repousse, les Grands Jardins, la ChouenneTemps de lecture 3 min

Les nuits se suivent et ne se ressemblent pas. Mais quelle merde la nuit dernière… Ben trop chaud. On est habitué aux nuits froides, et hier il ne faisait pas froid, à peine -5. Donc, à minuit, je ne me peux plus, il me semble que le coeur veut me sortir du corps, je dois me lever pour arrêter l’électricité, du moins y mettre un thermostat. J’avais déjà arrêté le Webasto, je me suis dit que l’électricité suffirait.

Sur une chaufferette à 40 piastres, il ne faut pas trop en demander à l’hystérésis (atteint, pu atteint, atteint, pu atteint). Alors click, ça part, click ça arrête, click ça part, click ça arrête. Ça ne sert à rien de poursuivre ma liste vous voyez où je m’en vais avec ça. Je me relève, et j’arrête tout. On verra ce que ça donne.

3 heures du matin, fait froid. Pas tant, mais je le sens, on ne dort pas avec des tuques. Je me relève pour redémarrer le chauffage. Finalement, un 3 heures plus tard et je suis réveillé. Ça ne commence pas bien.

Aujourd’hui, on planifiait aller flâner à Baie St-Paul. Mais une superbe tempête s’en vient. Dans le coin, il recommande de planifier nos déplacements. Pas loin d’où nous sommes, il y a les fameux clignotants qui te disent ou non, de rentrer chez toi. Nous ne pourrons aller aux Grands Jardins avant jeudi ou vendredi, alors changement de cap, on va marcher dans les montagnes.

Pour ceux qui connaissent le coin, on s’en va dans les routes des montages. Des pentes assez abruptes nous attendent et on a même vu du 18% d’inclinaison, oui oui, pas de bullshit là dessus. Savez-vous à quelle vitesse les ongles repoussent? Un indice, en 2 jours ya pas de repousse. Alors ce qui me restait d’ongles, y’en n’a pu. Rien… On dirait que je me suis fait torturer pour me faire avouer des secrets, ne n’est même pas le cas. C’est ben pour dire.

En montant la côte, celle du 18%, je vais à peine à 40km/h, le le témoin ASC s’allume. Ça veut dire que ça patine en dessous. OK? Ça glisse.

Mais, car il y a un mais. C’est fuckin sublime. On capote. C’est beau l’été, mais l’hiver c’est époustouflant. C’est tout simplement indescriptible. Je n’ai pas assez de mots pour faire valoir la beauté de ce qu’on a devant nous. On arrête pas de dire «asti qu’on es-tu chanceux».

On arrive à destination. Il fait froid, le vent est glacial. Il fait -5 en bas, en haut il doit faire -10 et avec le vent, -50. On nous recommande les crampons, et on nous dit qu’il est trop tard pour le Pioui. Mosus. Va falloir qu’on revienne, c’est triste (sarcasme ici). On décide de faire le sentier de la monnaie Charlevoisienne (la Chouenne) de nouveau. On l’avait fait l’été dernier. Ce n’est que 5km. Mais on verra.

 

C’est encore magnifique. Je pense que je devrais me taire, on va dire que je suis trop partial, tout est beau. Comme la bouffe, elle est toujours bonne celle que Louise fait, bien sûr (Damoclès me surveille). La vue que nous avons. Il n’y a pas de photos assez bonne que je puisse faire, pour vous donner notre vue.

On arrive au sommet, comme nous le pensions. C’EST GLACIAL. Je vois Zeus dans le film des Douze Travaux d’Astérix. Juste assez de temps pour prendre 3 photos, relever les zippers de nos manteaux, et on redescend. 2 minutes gros max.

De retour à la van, nouvelles appréhensions, on doit reprendre la route des montagnes. Mais on l’a fait une fois, ça devrait bien aller. Et comme de fait, ça va bien. Louise trouve que ça va vite, moi je pense aux côtes que Dechinta doit remonter. Je lui offre le volant, qu’elle décline tout aussi subitement. Et le silence fut.

On retourne en ville. SAQ, IGA, Subway (qui est fermé le lundi), Tim Horton, dans l’ordre de priorité. C’est moé qui décide…

On mange le traditionnel repas Tim de vacances. Soit un club à la Tim, un café, et oui un gros beigne sucré cochon. C’est la seule fois qu’on fait ce sacrifice qui pèse lourd sur notre estomac. La sieste va être bonne.

Retour au camping, on doit vider la toilette, remplir l’eau. Petite trouvaille. On nous avait conseiller de mettre des huiles essentielles dans la toilette. Pendant plusieurs semaines, c’était la Lavande. Il était rendu que la lavande me levait le coeur. Mélangé avec de la pisse, ce n’est pas le meilleur mixte. Mais, il y a deux semaines, c’est de l’huile d’eucalyptus. Je vous dis, aller au toilette, et même vider cet amas de pisse dans la toilette, c’est rendu une expérience odoriférante. J’adore. Moi qui prenait l’habitude de ne pas respirer durant le déversement, le supplice est terminé. Si vous voulez essayer, faites moi signe.

Apéro à la bière et noix. Première bière la Blanche de Charlevoix, on a adoré. Seconde bière, la Grisette, on a adoré. Je vous l’avais dit que j’aimais tout. En fait, je crois qu’on sait juste comment faire de bons choix.

Sur ce, on va bouffer quelque chose de bon, et on va s’assoir, et attendre la tempête. 20 cm à venir en montagnes. il faut que mes ongles repoussent!

Hasta la vista Baby!

 

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