Le Parc de la GatineauTemps de lecture 5 min

Une collaboration du Petit +

Il est toujours important pour nous, lors de visite d’un ami, de s’assurer de faire des activités extérieures. J’en parle régulièrement, mais c’est notre «pattern». Nous avons été calmes au cours des derniers jours, on visite donc le parc de la Gatineau, qui est un parc fédéral en passant, pour faire des activités.

Le jardin des merveilles 

On arrive à notre nouvelle destination. Dès l’entrée nous sommes estomaqués de voir la beauté de cet endroit. Nous avons les yeux remplis de WOW. Nous sommes trop tôt pour avoir notre site de camping mais on nous accorde le droit d’entrée pour aller à la plage. Yesss c’est parfait, on va en profiter pour casser la croûte et bien sûr, les toilettes (ça semble weird comme ça d’en parler chaque fois). La plage est super belle, c’est hyper propre. On capote tout simplement! Mettons que ça augure bien. On en revient pas que nous sommes jamais venu ici. Nous sommes pas encore arrivés qu’on se promet de revenir bientôt. 

Le ciel se couvre de plus en plus, il y aura de la pluie. Pas grave on est heureux et c’est l’été. 

L’heure de l’enregistrement arrive et on se dirige à l’accueil pour finalement avoir notre emplacement pour 3 jours et 2 nuits. On découvre le site de camping, beaucoup de tentes et quelques VR. On détonne un peu avec notre belle Dechinta, Après plusieurs embranchements on fini par trouver notre site. C’est sublime et tellement tranquille. Il y a comme une ambiance de sérénité. Ça respire le calme. Il n’y a qu’un seul VR dans notre section. Il faut être de 21 pieds et moins.

Après la pluie, le beau temps. On va faire un tour près du lac Philippe. Tout près de notre emplacement il y a une belle plage. Sur le chemin, ça sent divinement bon. La pluie a fait exploser les odeurs. On se pince quasiment tellement on se trouve chanceux! A la plage des enfants se baignent, d’autres font du paddleboard ou du canot. Sur l’eau, c’est le calme plat. On planifie notre journée de demain car on sait déjà que notre séjour n’est pas assez long pour faire le tour de tout ce qu’offre ce fabuleux parc. On a un petit regret là!

Marche, explore et respire

Ce matin, on se lève très tôt. Le marathon de notre journée commence. On décide de faire le sentier de la grotte Lusk. On part avec nos lampes frontales, bottes de wet, serviettes et sacs étanches car à mi chemin on peut explorer une grotte qui a près de 15000 ans. On sait pas trop à quoi s’attendre mais on est prêt! On est seul sur le sentier. Malgré le fait que le ciel est clair, la densité de la forêt fait en sorte que c’est sombre. Le parcours est parsemé d’épines de pins, c’est moelleux! C’est très bien balisé. On a hâte d’arriver à la grotte.

On a un peu des papillons dans le ventre. Nous ne sommes pas spéléologues, nous n’avons pas de casques, nous n’avons pas de lampes étanches, on a l’air de beaux zoufs qui s’en vont sous terre. On n’ira surement pas loin. 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la grotte, bien elle est de marbre, et le marbre étant plus soluble que les roches autour de lui, il a cédé à la pression d’eau lors de la fonte glacière, et il s’est créé des galeries, tout ça, il y a 12500 ans. De plus c’est un phénomène rare dans la région où nous sommes, soit dans le bouclier Canadien (4.5 millions de kilomètre carré, soit la moitié de la superficie du Canada). En fait, toute la vallée de la Gatineau est parsemé de poches de marbre. Partout ailleurs, les roches sont très solides

Les hobbits explorent 

Ça y est, on est prêt à entrer dans l’antre de la grotte. Yvon commence la descente. On dépose toujours très doucement nos pieds. Je n’ai pas envie de faire encore des acrobaties, je laisse ça au cirque du soleil!

C’est sombre, humide et très écho à l’intérieur. On regarde partout et on en reviens pas d’être là. C’est extraordinaire de pouvoir explorer une superbe grotte de marbre remplie d’eau et de chutes internes. L’eau est fraîche et limpide. J’y ai même vu un poisson! Pas de chauve souris, j’aurais aimé en voir. Je ne sais pas combien de mètres nous avons fait à l’intérieur de la caverne mais on a eu de l’eau jusqu’en haut de la taille.

Ayant déjà visité une grotte au Mexique, on tente l’expérience de la noirceur. Le but est simple, tout éteindre… Au lieu d’avoir cette obscurité totale, fait cocasse, nos montres ont décidé de s’allumer en même temps pour nous donner nos statistiques. Ce sera pour une autre fois. 

Après un certain temps on décide de rebrousser chemin. On ressort de là avec la peau fraîche, la tête remplie de belles images et la sensation apaisante de l’aventure! On se rhabille pour terminer notre belle randonnée. Sur le retour on rencontre plusieurs randonneurs qui se dirigent vers la grotte, on y est allé juste à temps pour avoir l’endroit à nous tout seul!

Les plans sont faits pour être modifiés

En après-midi on voulait faire du SUP sur le lac mais le vent est pas trop de notre bord. Du vélo alors? Ben non! On a une contrariété avec notre fameuse douche fantôme qui porte tellement bien son nom en ce moment. Elle ne fonctionne pas. Ça fait déjà 2 fois que Yvon va chez VanLife pour la faire réparer et le relais fini toujours par sauter. Donc, Yvon communique avec eux pendant que je relaxe dehors près de la plage. Ils veulent tout remplacer. Fini le niaisage, on veut notre douche et eux veulent qu’on ait notre fameuse douche. Le seul hic, c’est demain qu’on doit y aller car Rémi (celui qui va nous réparer ça) part en vacances. On a pas le choix, si on veut une douche faut y aller. Donc on devra partir tôt le lendemain car on a près de 4 heures de route à faire! Voilà c’est aussi ça la Vanlife!

Tout ça pour dire, ou pour s’excuser qu’on ne fasse rien de plus que nous 8 km sur la surface de la terre et 200 mètres sous la surface.

Plan B pour bois

On retourne à notre emplacement avec une belle poche de bois. On trouve qu’elle est petite. Pas grave, on va se faire une belle flambée ce soir. Avant ça on se fait un bel apéro sur notre terrasse de van. Maudit qu’on est bien. 

Après le souper, c’est tellement drôle de voir que tous les campeurs s’activent à se faire un beau feu. Il n’y a plus de vent et un brouillard de feu de camp se lève sur le site! On étouffe, on se croirait à St-Hubert (sur la rive-sud). On pensait que nous aurions du bois pour à peine une heure, mais non. Ce bois-là est tellement dur, Yvon se fait quasiment des entorses à le fendre. Ça brûle longtemps, c’est du vrai bon bois de chauffage. On consume notre bois en entier avant d’aller au lit avec une douce odeur de brûlée! 

Une autre belle journée de terminée!

Cui cui ce n’est pas un oiseau

Fait cocasse à 6:30 le lendemain matin, la van fait un bruit d’oiseau. Nous avons roulé sous la pluie, et dans la boue, et nous n’avons pas réellement sollicité les amortisseurs. Un peu de rouille s’est formé à un endroit sous le van, et chaque pas qu’on fait engendre un cui cui. C’est un peu gênant le matin, lorsque personne n’est réveillé. On bouge le moins possible, mais la van chante. On l’appellera le chant de Dechinta.

Les routes et l’essence

Je vais terminer par un peu de chialage. Comment se fait-il que les routes en Ontario soient si belles, et que l’essence soit 25 cennes de moins le litre? Quelqu’un peut m’expliquer? Que ce soit vers Gatineau ou vers Montréal, une fois au Québec, on le sait. J’aimerais bien comparer nos impôts.

 

2 comments

  1. Salut Yvon, je ne sais pas si tu te souviens de moi, Daniel Daigle anciennement de Lumen ??? Je suis tomber sur votre article dans la PRESSE en lisant votre belle aventure et en voyant ton nom je t’ai reconnu. Bien heureux de te savoir enfin a la retraite, vous avez l’air ta copine et toi de faire une belle vie et c’est tant mieux ! Nous avons quelque chose en commun car je possède aussi un motorisé mais moi je suis en Floride pour l’hiver car contrairement a toi moi je déteste l’hiver ! Continuer votre belle aventure ça semble formidable !

    Je te laisse mon adresse courriel ça me ferais bien plaisir d’avoir de tes nouvelles !

    Danieldaigle99@gmail.com

    Salut !

  2. Salut Daniel,

    Mets en que je m’en souviens. Le coureur, et le gars que je trouvais qu’il prenait sa retraite trop jeune. Tes bons services m’ont manqués pendant plusieurs années.

    Sana que tu le saches, deux personnes m’ont influencés pour la retraite. Toi et Jean-Yves D’Avignon. Je ne savais pas comment te rejoindre, j’ai parlé avec JY avant de prendre la décision d’arrêter. Je ne regrette rien.

    Je garde ton courriel,

    Ciao et merci de m’avoir écrit.

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