Terre-Neuve on te découvreTemps de lecture 38 min

Lors de notre débarquement du traversier, la journée ne s’est pas arrêtée là. Bien sûr que non. Comme je le disais, je tentais de trouver un dépanneur pour acheter un billet de loterie. Ce n’est pas notre habitude, c’est une longue histoire.

19 mai, Rose Blanche, la suite

On se dirige vers Rose Blanche, c’est certain qu’on va trouver quelque chose.

Pour l’histoire, Rose Blanche s’appelait Roche Blanche au départ de par sa géologie. Les anglais ne prononçaient pas adéquatement le nom. Donc il s’est transformé en Rose Blanche!

C’est époustouflant, c’est beau, c’est particulier. C’est une vue comme nous ne sommes pas habitués à voir. On se croirait dans un film de Viking.

On voit des chutes, c’est certain qu’on y retourne, on a vu un sentier. On passe par L’Ile aux Morts, ensuite Burnt Islands (c’est un peu morbide, je dois trouver pourquoi ces noms) et on arrive à Rose Blanche. C’est une tout petit village. On demande à des gens où se trouve le dépanneur, ils n’en n’ont plus. Ils l’ont perdu avec la pandémie. Il faut savoir aussi que les jeunes quittent, ils ne veulent pas devenir pêcheur et être sur le chômage. Ils sont instruits, ils veulent plus. On remarque qu’on n’a pas de réseau. Bien des résidents nous offrent de nous donner leur mot de passe wifi, pour se connecter. Heille on ne vit pas dans le même monde pantoute.

Donc les résidents doivent aller au village précédent, Burnt Islands, pour s’acheter des petits trucs. Et ça ferme bientôt. Merde…. On abandonne.

Après avoir été dans un cul de sac dans une pente d’au moins 15%, avec des roues qui spinnent sous le sable, on va au bon endroit. En plus on a croisé Ann et Louis (ils ont un beau Roadtrek qui se nomme Le Petit Trotteur) on va les rejoindre.

On se rejoint dans le stationnement du phare. Mais c’est beau, pas croyable, il y a une marche de 15 minutes pour s’y rende, Louise est tellement excitée, ça nous à pas mal pris moins de 15 minutes pour se rendre.

Quoique, il y a de l’internet au sommet où il y a un observatoire. Je m’y rend. Je tente d’acheter un billet de loterie par Internet, je ne peux pas… Je demande à des amis au Québec. Je vais devoir me reprendre là dessus.

Finalement, les mains gelées, je retourne auprès de Louise, Ann et Louis. On prend des photos, des films, on jase. Le soleil est un peu voilé, mais c’est beau. Il est tard, et je remarque que le soleil se couche tard ici. C’est magnifique. On jase on jase, tant qu’il fait clair, jusqu’à remarquer qu’il est 21:30. On se laisse, c’est l’heure du souper. On a tellement de choses à se raconter, ils sont supers gentils et intéressants.

20 mai – Vallée de Codroy

On se réveille tout de même tôt, aujourd’hui on doit se rendre à Codroy. Mais avant, on veut aller marcher où on a vu les chutes.

Tout juste avant de partir, on retourne faire une dernière balade dans le sentier du phare. C’est beau, on capote. Je suis sans mot. Tu sais quand tu vois quelque chose de beau, que tu ne le reverras plus jamais, l’émotion est plus forte que la description. Décrire ce qu’on voit est difficile, et commencer à faire la description historie et technique de ce qu’est le phare, bien je vais le laisser ici. Aucune photo que j’ai vue, ou que j’ai prise, met suffisamment en valeur le phare. En d’autres mots, venez donc le voir par vous même.

Le problème, quand tu es paperless, et que tu n’as pas d’internet, bien il est simple : tu vis dans l’inconnu. Je ne sais pas où est la chute, mais, dans l’application iOverlander je vois la chute du Barachois. C’est ça… Mais on n’a pas d’internet, et on ne sait pas où c’est. Aucune carte. Selon Telus, je devrais avoir du signal, eh non! On a des cartes papiers, mais ça sent la paresse, elles restent dans leur boîte. 

On quitte, on sait dans quel coin elle est, on va la trouver. En quittant le village, surprise, le monsieur à qui j’avais demandé de m’indiquer où est le dépanneur, ben il m’arrête, et il me demande si je l’ai trouvé… Je me répète : Heille on ne vit pas dans le même monde pantoute. J’aime ça cette mentalité là moi…

On arrive au sentier du Barachois, et on va à la chute. Qui est là, Le Petit Trotteur, trop drôle. En passant, toujours pas d’internet, C’pas grave (chanson de Fuso)

C’est très beau. Le sentier est aménagé, et on se rend à la chute. C’est bien simple, même les photos ne peuvent pas décrire ce qu’on voit (encore une fois).

Rando terminée, on repart, direction Codroy. On y va car c’est un paradis pour les ornithologues, et c’est sur le bord de la mer. Ça me va à ravir. C’est une vallée où la température est théoriquement plus clémente. Il y a un peu d’agriculture. 

Petit stop à Port-aux-Basques, maudit que les Tim Hortons sont populaires… Les gens ne sortent pas de leurs autos. La file est longue à l’extérieur, mais personne à l’intérieur. Mettons que c’est à cause du stationnement qui est trop petit. Un petit sandwich pour accompagner notre soupe. Il y a de l’internet, j’en profite pour tout télécharger afin d’avoir toutes les cartes “offline”.

On repart, il n’y a pas grand monde sur les routes. Je n’ai jamais vu une autoroute Trans-Canadienne si déserte. Il y avait plus de monde sur nos autoroutes pendant le confinement, qu’ici, un beau samedi après-midi.

On arrive à Searston, Searston Beach, juste avant le pont pour le parc Codroy Valley Provincial Park. Il est interdit de couché dans le parc provincial, alors on va coucher sur la plage tiens… Il y a des locaux, je vais leur demander si je peux rester ici, leur réponse est drôle : nous on reste, mais on va faire fonctionner notre génératrice (une belle marque de considération de m’avertir AVANT, heille on ne vit pas dans le même monde pantoute). Je me repositionne, et on arrête tout. L’internet est très fort, il y avait une antenne à quelques centaines de mètres.

On est sur la plage, avec un respect pour les plantes. Je travaille sur le blog que je dois poster aujourd’hui. C’est parfait. Je donne notre position à Marc-André, un autre vanneux rencontré à Sydney.

Petite balade sur la plage, discussion avec un pêcheur qui pêche de la truite de mer. Je ne connais pas ça. Mais faits intéressants, en plus d’utiliser de gros vers, le pêcheur utilise des appâts à l’ail, les truites sont attirées par l’odeur, et les zones côtières où un permis de pêche est requis sont délimitées. Super brillant.

On fait un feu de grève avec Marc-André, et le monsieur, de nos gentils voisins, viennent nous rencontrer. Il aime beaucoup la van de Marc-André. Le gars est avec nous au moins 30 minutes, on jase de tout et de rien. Il est super gentil et accueillant. Plus tard, on fera une compétition de taille de feu de grève avec lui. Il gagne, mais de peu.

Je sors mon drone, pour de belles vues. Un aéroport est située vraiment pas loin, ça prend un code de déblocage. Demande faite, Transport Canada m’autorise. Quelques photos, films, et je remets des photos à nos voisins. Ils ont bien aimé.

Il y a une certaine incertitude dans l’air : il ya une alerte météo de vents Wreckhouse. On ne sait pas ce qu’on fera demain, on sait que ça peut être ven fort.

Superbe soirée en compagnie de Marc-André, on rentre pour faire la vaisselle (il y en a un tas) et terminer le blog.

Nous sommes tellement bien sur le bord de l’eau. Les odeurs, la vue… On adore.

21 mai, Cap Anguille et Stephenville

Ouain, c’est moins beau qu’hier. À 4:30 le vent se lève. On a déjà des rafales à 50km/h. Ça nous réveille. On tente de se rendormir, impossible.

À 6:00, on décrisse. Ça va s’empirer, on ne restera pas là. On va s’enfuir à Stephenville. Première destination, le point le plus à l’ouest de l’île, le phare de Cape Ray ou Cap Anguille. Est-ce que ça vaut le détour? Non. Mais juste pour dire qu’on a été au point le plus à l’ouest de l’île, oui.

On repart ensuite pour Stephenville. Il faut lire là dessus, super intéressant. Ils ont subi une invasion “amicale” durant la seconde guerre. Les américains étaient ici pour surveiller, mais sont tombés en amour, et y sont restés. C’était jadis français. Ils les ont assimilés, et il y a plein de noms de rues américaines (on dirait les cases du jeu de Monopoly).

On cherche un spot pour la nuit, à l’abri des vent qui s’en viennent. On se ramasse à Kippens, au Zenzville Campground (encore des gens gentils). Vidage, remplissage et surtout douche chaude nous attend.

Après une sieste réparatrice (faut pas oublier, depuis 4:30 qu’on est debout) qui je ne vois pas arriver, Ann et Louis, Le Petit Trotteur. Ben mosus. Je coure à leur rencontre. Tu parles d’une surprise.

On jase, on parle, encore (on n’a pas tout fini de se raconter). On se promet une rencontre pour l’apéro. Et comme d’habitude, on ne voit pas l’heure passer. On est en merveilleuse compagnie. On quitte vers 21:00, pour aller bouffer.

Mais la soirée se termine finalement par moi qui écrit le blog, qui soupe au chips, et Louise qui dort… (encore une fois :))

C’est donc beau la Vanlife!!!!!

22 mai, le Boutte du Cap

Hier je cherchais un spot pour dormir. Nous planifions aller faire le sentier de Danny à Port au Port, et par la suite, aller à Cap St-Georges, le fameux boutte du cap. Je commence par iOverlander. Même si on peut coucher presque n’importe où ici, j’aime mieux regarder. Je vois un terrain de camping. En fait l’erreur est là. JAMAIS je ne mets les terrains de campings sur iOverlander. Mais là, je n’ai pas modifié le filtre, donc ça y est. Il n’y a rien au boutte du Cap, sauf un camping, pas le choix, on ira là dans le pire cas. Je commence à lire : free little campground with fire pit… Beautiful, best, must see… Bon, on a notre destination, on a hâte de voir ce paradis.

On prend la route. On débute par Danny’s trail (qui est une belle histoire de réalisation par un paraplégique), à Port-au-Port West. Beau petit sentier, pas trop difficile, sur le bord de la mer. Il est dans une baie qui est recouverte de glace l’hiver. Il est juste parfait comme dit Louis. 

On rencontre la personne qui s’occupe du sentier. D’une gentillesse, encore, qu’on parle de tout et de rien. Il nous explique que tout était l’idée de Danny, il a fait les levée de fonds, et à son décès le sentier à été nommé en son nom. Il nous raconte aussi que l’entretien se fait sur 18 semaines seulement, alors pas possible de travailler les semaines règlementaires pour avoir du chômage. Donc c’est un retraité qui fait tout. 

Un petit 7km, et c’est déjà le temps de repartir. 

On a un 45km à faire, et les vitesses maximales sur les routes secondaires sont entre 50 et 70km/h. Les routes secondaires ne sont pas parfaites, mais elles dépassent Montréal en qualité. Tu dois aussi regarder par terre pour surveiller les nids de poules. Mais c’est loin d’être aussi pire que ce qu’on nous avait dit. Mais, il parait qu’on perd rien pour attendre.

On arrive près de Abraham’s cove, il y a une chute (Hidden Falls), à refaire au retour, et on arrive finalement au boutte du cap. Ben, j’en ai les jambes sciées. Mais tu parles d’un endroit. Il y a des toilettes (fermées pour l’instant), le fameux four à pain (fermé lui aussi, nous sommes très tôt en saison), et une vue splendide, où tu peux surveiller les baleines, les phoques et les fous de Bassan. Tout ça GRATIS. Oui Oui! Il y a un sentier de 7km en plus, le sentier des miettes de pain. Cet endroit est un must.

On passe une partie de l’après-midi, assis tout au haut de la falaise, avec Ann et Louis (qui venaient ici aussi), à observer la nature, et de jaser. Ce n’est pas chaud chaud, mais c’est merveilleux. Louise a baptisé les phoques (Rudy, ils se nomment tous Rudy, jamais elle n’a vu deux phoques à la fois, donc, elle a conclu que c’est le même) et la baleine (Willy).

Pas d’apéro aujourd’hui, on a besoin d’un peu de repos des derniers jours. On discute de nos prochaines destination. Je dois aller visiter un nouvel hôte Terego, on veut aller à une Brasserie à Corner Brook, on veut aller à Blow me down, on veut faire le sentier des miettes de pain, on veut faire le sentier de la chute. C’est trop en une seule journée;  conclusion, on revient au même endroit demain, 

Comme je le disais plus tôt, les journées sont longues ici. Le soleil se couche vers 21:15 en ce moment, et il se lève à 5:30. Ce soir, aucun nuage, il y aura un couché de soleil sublime. J’invite Louise à venir, non… Trop fatiguée. Il y en aura d’autres. Je tente l’invitation de nouveau, second refus. Par curiosité elle regarde le ciel à l’extérieur. Immédiatement elle saute en bas du lit, et me reproche de ne pas lui avoir dit à quel point c’était magnifique (ouain!). Go Go Go, on s’habille chaudement, et on part à la course. On coure jusqu’en haut de la colline. WOW, sublime…

De retour, frigorifiés et heureux, on retourne au chaud, et on démarre le chauffage. Blog et lecture, une autre journée bien remplie.

23 mai, Tea By The Sea

La planification est simple. Tea By The Sea (Terego), Hidden Falls, et Breadcrumb Trail. Allons-nous réussir.

Louise dort un peu plus tard. J’en profite pour envoyer mes courriels à certains clients VanlifeMTL et aussi aux hôtes Terego. C’est le fun le travail en van.

Déjeuner, vaisselle et Go. Première destination, Tea by the Sea. Mainland est un petit village historique de l’implantation des premiers Français il y a plus de 200 ans. L’histoire est complexe, si vous voulez la lire (https://www.heritage.nf.ca/articles/society/port-au-port-peninsula.php). 

Il y a très peu de vent. C’est particulier, pas de vent. Lorsqu’il fait 8 degrés, c’est vraiment pas 8 et non -2. Ça fait vraiment du bien,

En route…

La route est belle MAIS, si vous connaissez la côte avant Baie St-Paul, ben ça c’est de la petite bière. Pour se rendre à notre destination, une courbe encore plus longue, aucune indication de % de pente, aucun endroit pour prendre le champ, rien… Tu ne vas pas là avec une minoune. Louise a les ongles dans le banc et dans la poignées au dessus de sa tête (on la nomme chicken bar). Elle arrête de respirer au moins 3 minutes, elle devrait participer à un concours de plongée en apnée. Arrivée en bas, Louise passe du bleu, au blanc, puis au rouge (comme le drapeau finalement) et là, tout est oublié car le spot est magnifique.

Évidemment je n’ai AUCUNE photo de la pente. Louise était trop occupée à avoir peur.

Tout est fermé, mais on l’imagine en été, quand il fait chaud (17 degrés, quoi). Il y a un four à pain extérieur, salon de thé, des desserts savoureux, un musée qui explique la déportation, les droits etc, et un futur stationnement Terego, juste sur le bord de l’eau. On doit revenir à Terre-Neuve un jour pour voir tout ce qu’on a raté.

Tiens Ann et Louis nous retrouvent de nouveau, trop drôle.

On voit, tout le long du trajet, des affiches “no wind mill, save our waters”. La personne que nous venons rencontrer nous explique que les éoliennes ne sont même pas pour les résidents, mais pour une entreprise allemande, qui veulent installer de gigantesques éoliennes pour leur entreprise. Ils ont construit des routes qui ont contaminé leur eau potable, et ces éoliennes seraient les plus grandes au monde. Ça ne passe pas. C’en est même triste pour cette communauté d’environ 300 résidents… C’est le moment de partir.

On retourne par le même chemin. Beaucoup de touristes font le tour de la péninsule, mais pas nous, on doit aller faire nos randonnées. Il est déjà tard, plus tard que prévu (les gens sont tellement accueillants, qu’on jase et jase avec eux).

On doit faire une croix sur le sentier de la chute. On veut faire le sentier Breadcrumb. On revient exactement au même terrain qu’hier, après avoir examiné un autre terrain libéré ce matin. On ira faire un pique-nique quelque part dans le sentier. 

C’est beau, sur le bord de la mer, parfois des petits bouts en forêt, où on voit des crottes d’orignal. On espère en voir un, mais ça n’arrivera pas. Plusieurs photos, pique-nique au sommet, retour, finalement 7.5 km de bonheur pour les yeux.

En soirée, un petit feu (parce qu’il y a des ronds de feu), mais en soirée, il fait très clair, pas grave, c’est chaud et c’est beau. La reine du feu est choyée.

Il y a un couché de soleil ce soir, mais le ciel est moins beau qu’hier…

24 mai, Blow Me Down, Bottle Cove

On tente de s’en tenir au plan : la chute, l’épicerie, les escaliers, dodo quelque part.

On débute par le déjeuner, la vaisselle de 3 repas (il ne faut pas faire ça, l’activité vaisselle devient alors la corvée vaisselle) et les ablutions. Ensuite, en route pour la chute cachée (Hidden Falls à Sheaves Cove). 

C’est mignon. Il y a un tout petit port de pêche, et le stationnement est sur leur terrain. Pour visiter la chute, ben c’est gratuit. Petit sentier sur le bord de la mer, quelques observatoires, et c’est tout. C’est à peine 1.5km. Tiens, il fait chaud.

Prochain arrêt, Cornerbrook pour acheter de la nourriture. C’est le fun la petite van. Ça fait 1 semaine et deux jours, et il faut maintenant acheter de la bouffe. Bien rangé, ça contient ce petit frigo. Bien sûr, on a acheté du lait, un pain et des bananes dans la dernière semaine. Louise dit que ça va coûter environ 200$. Ben mosus, la facture monte à 199$ et des poussières. Qu’est-ce qu’on gagne quand on est si près du montant? Elle devrait aller jouer à the Price is Right (ça existe encore ou pas?). Il fait encore plus chaud. Près de 16 degrés.

Dernière destination, Blow Me Down Provincial Park. Il y a des escaliers (nommés Governor’s staircase, où on passe dans un roc volcanique qui date de 450 millions d’années. Ça a l’air ben hot comme ça, mais pour moi, qui n’est pas géologue, pas vu de différence. Dommage… C’est une ballade d’environ 30 minutes. Les sentiers sont très mal balisés, alors on ne sait pas trop où se diriger. Même sur All Trails, on ne voit rien. Sur le chemin du retour, en escalier, je vois un embranchement qui monte. On est là, pourquoi pas. Ça monte, ça monte, on arrive près du sommet, on rencontre deux personnes de l’Ontario. Ce sentier là se poursuit encore 1.5 heure. Ohhhhhh, on y va. On monte. Deux autres visiteurs arrivent (ils sont en van eu aussi, ils viennent de l’Australie, méchant accent), on décide de continuer. 

On avance, un sommet, deux sommets, troisième sommet, on est un peu tanné. La vue est époustouflante: un grande baie, les montagnes enneigées, les ports de pêche. Après le troisième sommet, on s’arrête, ce sera la fin. On a toujours peur de rater quelque chose. C’est peut-être la seule et unique fois qu’on viendra ici. On est indécis à savoir si on poursuit, ou on retourne. Notre ami l’australien, me fait part de sa découverte sur All Trails; elle y est, mais cachée… Il ne reste que 100 mètres à parcourir. GO.

On arrive au bout, encore une vue splendide. Louise me raconte que dans le guide, ce sentier est un secret bien gardé. Et ça l’est. Mais elle se mérite, car e plus de faire chaud, environ 15, la montée est assez abrupte, avec des bouts de pente à 37 et 42 %.

On redescend…

Finalement, 3:25 heures plus tard, et 8.24 km, on était loin de notre petit truc de 30 minutes.

Il est temps de trouver un spot dodo. Là j’ai peur de le brûler… Mais lorsque nous sommes arrivés au parc, j’ai demandé à une  résidente, si on pouvait coucher à l’entrée du parc (fait à noter, le parc est fermé jusqu’au 1 juin). Sa réponse me séduit. Oui, bien sûr, tu peux coucher ici, mais tu serais bien mieux à Bottle Cove. Tu serais sur le bord de la plage… On est vraiment dans un autre monde!

On arrive à Bottle Cove, et on tombe en amour. C’est notre spot dodo. Regardez les photos, ça vaut plus de milles mots.

Demain on marche sur le tablier de la terre.

25 mai, Gros-Morne, Tablelands

Le spot de rêve d’hier s’est avéré un cauchemar. On a très mal dormi, mais on recommande tout de même le spot. Mais qu’est-ce qui nous a dérangé, ben d’un les vagues, et de deux, les grenouilles. Oui oui… ça chante toute la nuit ces bêtes. Et ça chante fort. Un cri qui te transperce le tympan. À 5:30 on était réveillé, pu capable de s’endormir. Mine de rien, 5:30 ici, c’est 4:00 au Québec. Le retour va être difficile.

À 7:30 on part. La météo s’annonce moins belle les prochains jours,. On doit absolument faire le sentier Tablelands. Aucun arrêt, on passe par le bas de Cornerbrook, aucun trafic, go pour la TCH, direction Water’s Edge RV Campground, à quelque pas des Tablelands. On va rejoindre nos amis. On est encore sur le bord de l’eau, mais c’est payant. Il est important de noter que dans le parc du Gros Morne (prononcer Grosse Morne), très peu de boondocking, sauf dans les communautés, donc plus de campings. On n’aime pas les campings, mais il est trop tôt pour que les terrains de Trout River soient ouverts. Alors nous voici, c’est tout petit, c’est mignon, et pas très cher.

Après avoir rencontré les amis, on part pour le sentier des Tablelands. C’est… Hmmm… spécial! Les Tablelands c’est en fait le tablier de la terre. Lors du mouvement des plaques  tectoniques (la création des continents), une partie du centre de la terre est remontée à la surface. Les roches sont lourdes, et pleines de métal. On se croirait sur mars. Il y a très peu de plantes. C’est très difficile de prendre vie ici, et quand ça réussit, c’est détruit pas le vent et les hivers rigoureux. On est allé voir deux chutes, superbes. On ne pouvait pas faire la boucle de 7km. Il y a trop de neige encore, qui pourrait générer des avalanches. J’y retournerais bien en été.

De retour au Campground, je dois vider l’arrière de la van. On a eu une de ces bosses, au retour de Bottle Cove, que tout a bougé en arrière. Mais c’est du solide. Il y avait du stock partout. On corrige ça puis that’s it. Un peu de travail VanlifeMTL et Terego, blogue et dodo. 

Demain on va à Trout River!

26 mai, Trout River

Dernière journée de la première semaine.

Il pleuvait ce matin, comme on l’avait planifié hier, on va suivre le plan (clin d’oeil à Alain). On a donc débuté la journée par la visite du centre de découverte de Parc Canada à Woody Point. On veut en savoir plus sur ce parc. 

On a passé près de 2 heures à lire, écouter des vidéos sur la richesse de ce parc. Cet arrêt est un must. Que tu aimes la géologie ou pas, tu t’en vas fouler les sentiers d’un endroit UNIQUE au monde, d’où proviennent les explications de la création des continents. Quand je dis unique, c’est réel. Tous les géologues de la planète, et même ceux des autres planètes, viennent étudier les roches. Nous en sommes “fascinés”. On a touché à des roches que datent de plus de 450 millions d’années. Ce type de sol est tellement rare, que le site est déclaré patrimoine mondial de l’UNESCO.

C’est le moment des randonnées. Il pleut moins, mais c’est très nuageux, et les nuages sont bas. Tout sentier avec une vue imprenable, est inutile à faire (faut pas exagérer, mais il y en a tellement, qu’on peut en faire d’autres). Les gens du parc nous proposent des marches “urbaines”. On s’entend, qu’on n’a pas la même définition, j’adore ce urbain. Sur le bord de la plage, des falaises, des ports de pêche, juste des choses très urbaine quoi. 

On va à la Eastern Trail de Trout River. Environ à 15 minutes du centre. On arrive dans le stationnement, qui n’est pas très bien défini, et le Petit Trotteur est là (Ann et Louis). D’après moi, ils ont installé des micros dans notre van, en tout cas. Première chose que je fais, je demande la permission de me stationner. On est pas loin de la cour du voisin. Note importante ici, il y a beaucoup, mais beaucoup d’autochtone à Terre-Neuve, ce sont des Mi’gmaq (Micmacs). Donc je demande à la personne de me stationner. Il me dit bien sûr, “it is motherland”. Ben oui toé… C’est un autochtone. Cette terre est la terre de ses ancêtres. Pas à une personne en particulier. Ben là, j’ai peut-être compris d’où vient la facilité du Boondocking ici. C’est loin du vivre et laisser vivre, qui peut être à des années lumières du respect d’autrui. Tout est question de respect!

Gros paragraphe pour dire qu’on fait une belle ballade. C’est pas très long, c’est sur le bord des falaises, on passe par la cour d’un résident, pour se rendre à des marches. Essaie ça toi en ville. La clôture va arriver vite.

Après un arrêt au dépanneur pour acheter de la bière, on va au second sentier, le Old Man’s trail – Lightouse. Pas très long non plus. Mais c’est plaisant, on adore ce genre de marche urbaine. Et le ciel se dégage de plus en plus.

On fait un peu nerd pendant les ballades, on tente de nommer le type de roche qu’on voit. Ça nous a sérieusement marqué cette visite au centre des découvertes.

De retour à notre spot, camping et ensuite blog. Il faut que ce LONNNNNNGGGGG texte sorte demain. On souhaite tout simplement d’avoir de l’internet.

La semaine prochaine, on se dirige doucement vers les icebergs…

Petite note : le “No Camping”, à Terre-Neuve, possède la même définition que la nôtre au Québec : si tu fais dodo dans ton VR dans un stationnement, tu es en camping. Donc si tu as une amende, ben ne vient pas pleurer. Respectons l’endroit que nous visitons. Il y a tellement de beaux endroits pour dormir à Terre-Neuve

Ciao

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